"Bravely Second" : une suite en fugue majeure

Jeux vidéo par Jean Zeid dimanche 28 février 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 23/11/2018
\\\"Bravely Second\\\"

Comment éviter l’écueil d’une suite sans intérêt quand on n’a rien à raconter ? Tout simplement en prônant l’humour et l'auto dérision.

Bravely Second : End Layer à jouer sur la console portable 3DS prolonge à coup de renfort de clins d’œil appuyés l’aventure du précédent volet qui avait séduit la critique il y a trois ans, Bravery Default.

On prend presque les mêmes et on recommence l'aventure

Avec Bravely Second : End Layer, on prend presque les mêmes et on recommence l’aventure au long cours : des dizaines et des dizaines d’heures à batailler dans un univers moyenâgeux et fantastique, une épopée initiatique au décor graphiquement superbe, réalisée avec un soin d’orfèvre par le studio japonais Silicon Studio. Sans oublier des musiques joliment orchestrées.
Bravely Second : End Layer qui ne s’embrasse pas d’originalité en reprenant exactement les mêmes décors que son prédécesseur.

Seul changement : un nouveau trio de mousquetaires au service de la prêtresse du vent Agnès Oblige. Capturée par l'infâme Kaiser Oblivion, Agnès va guider ses preux chevaliers jusqu'à la Forteresse Céleste.

Le vendredi 26 février 2016

Les mêmes villages, les mêmes donjon, les mêmes plaines et montagnes.
Alors qu’est ce qui fait encore courir cette entreprise évidente de recyclage ? La dérision, l’humour, l'absurdité parfois des situations. Et le charme agit encore car il repose sur un système de combats impeccables accompagnés d’une élégance rare. Bref, du copié / collé raffiné pour amateurs de RPG nippon.

Appréciation : 14/20

Jeu de rôle japonais encore, toujours sur console 3DS, The Legend of Legacy

Où l’on croise sept jeunes explorateurs débarquant sur l’île mystérieuse d’Avalon. Par équipe de trois, nos valeureux héros vont devoir sillonner la campagne pour dénicher des trésors et surtout recouvrir des souvenirs perdus d’un passé oublié…
En clair, il vous faudra diriger, tout en anglais dans le texte, sept cartographes sur un continent inconnu pour une aventure moyenâgeuse et toujours fantastique où les combats contre les monstres seront assez peu récompensés.

L’objectif  est territorial : découvrir un maximum de zones et vendre plus tard ce savoir

The Legend of Legacy ne repose donc pas sur une histoire aux abonnés absents mais sur une exploration souvent ardue, accompagnée là aussi de belles musiques, de personnages attachants et de graphismes plus mignons que la difficulté générale du jeu. Reste une immense frustration narrative et des règles du jeu souvent obscures. A réserver aux apprentis cartographes donc.

Appréciation : 12/20

Le vendredi 26 février 2016