Nicolas Hulot sur la transition énergétique: "Ce que nous réclamions est dans la loi"

L'invité de 8h15 par Jean Leymarie, Elise Delève mercredi 18 juin 2014
écouter l’émission disponible jusqu'au 04/12/2016
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Nicolas Hulot ce mercredi sur France Info © RF

Nicolas Hulot était l’invité de Jean Leymarie ce mercredi. Le militant écologiste a affirmé que la loi sur la transition énergétique, dévoilée ce mercredi, était "un beau moment d’espoir", notamment car les ONG ont été écoutées.

Alors que le projet de loi sur la transition énergétique sera dévoilé ce mercredi, France Info recevait ce mercredi le militant écologiste Nicolas Hulot. Il a longuement évoqué la future loi en indiquant qu’elle était "à la hauteur des objectifs" et qu’elle représentait "un beau moment d’espoir qui permet à la France de se mettre en disposition pour rentrer dans l’économie du futur".

"Baisser la part du nucléaire se fera par la force des choses" (Nicolas Hulot)

Même s’il conçoit qu’il faudra être vigilant sur les décrets d’applications et le calendrier pour poser la loi, Nicolas Hulot est optimiste. Il assure que les ONG ont été "écoutées", précisant : "Beaucoup de choses que nous réclamions sont dans cette loi. Ne boudons pas notre plaisir et soyons positifs".

Le mercredi 18 juin 2014

Comment bien réussir la transition énergétique ? Avec le temps, répond en substance Nicolas Hulot. "Chacun peut comprendre qu’à partir du moment où on va développer une politique d’efficacité énergétique et qu’on va développer les énergies renouvelables, mécaniquement, la part du nucléaire [dans la production d'électricité ndlr] va baisser". Quant à la fermeture de certaines centrales nucléaires comme Fessenheim, Nicolas Hulot confie que ce n’est pas son "obsession", pour lui, "ça se fera par la force des choses".

Concernant la rénovation des logements et ses nouvelles obligations, le militant écologiste insiste sur le fait que la Banque publique d’investissements et la Caisse des dépôts devraient renforcer leurs dispositifs d’accompagnement. Il évoque également un dispositif de fiscalité écologique "incitatif ou dissuasif", sans pour autant faire de "l’écologie punitive", comme l’a suggéré Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie.