Cambadélis : le Medef veut "démolir" le dialogue social

L'invité de 8h15 lundi 7 juillet 2014
écouter l’émission disponible jusqu'au 23/12/2016
Le lundi 07 juillet 2014

Alors que la conférence sociale s'ouvre lundi après-midi, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, était l'invité de France Info. Il a notamment dénoncé l'attitude du Medef.

Alors que la troisième conférence sociale débute lundi après-midi, et que la CGT et FO menacent de boycotter les rencontres, le premier secrétaire du Parti socialiste était l'invité de France Info. "Aujourd’hui nous sommes dans une difficulté principale : l’attitude du Medef qui, mois après mois, jour après jour, veut démolir tout ce qui peut construire le dialogue social en France", a indiqué Jean-Christophe Cambadélis. "La culture du Medef c’est 'take the money and run', prends l’argent et sauve toi, ne participe pas, ne fais pas en sorte d’agir pour que le pays puisse s’en sortir", a-t-il ajouté. 
 
Le premier secrétaire du PS a également commenté les propos de Michel Sapin sur la "bonne finance" : "Je comprends ce qu’il a voulu dire, mais vous savez la bonne finance c’est comme les poissons volants, ce n’est pas la majorité de l’espèce". Egalement interrogé sur les frondeurs du PS il a assuré : "Il y a un équilibre dans ce que nous faisons : aider les entreprises tout en étant juste, à savoir aider les petits salaires, les fonctionnaires, les petites retraites et même on a sorti de l’impôt une palanquée de Français", dit-il.

Concernant la SNCM, Jean-Christophe Cambadélis a déclaré qu'il s'agit d'un "problème récurrent : on voit que cette entreprise a des difficultés à être compétitive, on perd beaucoup d’argent et en même temps il y a des emplois à la clé donc il faut négocier, je crois que c’est ce que fait le gouvernement", a-t-il indiqué.

Sarkozy a laissé la France "dans une situation morale accablante" 

Sur le rapport des experts sur les causes de l'accident de Brétigny, le premier secrétaire du PS s'est dit "très inquiet, le rapport présenté, ses défaillances, ça pose un problème de sécurité, je pense que la SNCF doit réagir très rapidement, pas simplement en niant ce qui a été dit, mais en agissant sur le terrain, il faut être responsable dans ce cas-là", a-t-il ajouté.
 
Enfin interrogé sur le "retour" de Nicolas Sarkozy et une éventuelle "berlusconisation" de la vie politique, il indique : "Je ne veux pas de sarkozisation de la vie politique française, je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait laissé à la France un souvenir tel qu’il faille l’applaudir quand il veut revenir. Il a laissé la France dans une situation de déficit extraordinaire, comme jamais vu sous la Ve république, dans une situation morale accablante pour la pays".