Sarkozy : "Je mets en cause l'impartialité d'un des juges" (Christian Estrosi)

L'invité de 8h15 par Jean Leymarie mercredi 2 juillet 2014
Christian Estrosi était l\\\'invité de France Info
Christian Estrosi était l'invité de France Info © RF/ Gilles Halais

Très remonté, le maire de Nice - et secrétaire général de l'association des amis de Nicolas Sarkozy : sur France Info, Christian Estrosi dénonce la partialité d'un juge "engagé, qui a nourri des haines contre le président". Après lui, le député socialiste "frondeur" Laurent Baumel, pense qu'il est "rassurant de vivre dans un Etat de droit"...

"Etait-il nécessaire de passer une nuit à la police ?" Christian Estrosi s'interroge tout haut. Invité de France Info, le maire UMP de Nice, et secrétaire général de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy, rappelle que Jérôme Cahuzac, en son temps, n'a pas été mis en garde à vue. "Il y a des hommes politiques qui ont un traitement de faveur, d'autres qui ne l'ont pas", constate-t-il.

Bref, "tout cela était-il nécessaire ?" Et Christian Estrosi de mettre en cause l'impartialité de certains juges, "qui ont alimenté le mur des cons". Plus précisément, "je mets en cause l'impartialité d'un des juges, qui est engagé - qui a nourri des haines contre le président". Bref, "c'est une image qui est déplorable et qui ne grandit pas la France".

"Un Etat de droit", pour le socialiste Laurent Baumel

"Je trouve un peu dommage sa réaction", pondère l'autre invité de l'émission, le député socialiste Laurent Baumel. "J'ai le sentiment qu'il y a suffisamment d'éléments pour justifier une mise en examen. C'est rassurant de se dire qu'on vit dans un état de droit."

De là à dire qu'il s'agit d'un tournant dans la Ve République... Laurent Baumel préfère parler de "relative désacralisation" de la fonction présidentielle, qui n'est pas pour lui déplaire : c'est "une évolution plutôt intéressante".

La dernière partie de l'entretien porte sur la "fronde" des députés socialistes, qui "n'est pas terminée". Si le budget rectifié a été voté hier, il l'assure : "On a voté la petite baisse d'impôts pour les ménages hier". Ce qui ne sera pas le cas la semaine prochaine : "la baisse de charges pour les entreprises, on reste contre. Moi je ne voterai pas, je peux vous le dire !"

Le mercredi 02 juillet 2014