Amnistie sociale : Jean-Vincent Placé appelle les députés socialistes au "devoir de désobéissance"

L'invité de 8h15 vendredi 26 avril 2013
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"Je dis aux députés socialistes qu'on ne peut pas obéir aux ordres les plus idiots. Il y a un devoir de désobéissance. Là il faut avoir de la dignité et de l'honneur et respecter ses engagements. Et ne pas accepter ces oukazes ou diktats qui viennent d'en haut de façon inconsidérée" a affirmé Jean-Vincent Placé.Ces "oukazes ou ces diktats", la décision du gouvernement de dire "non" à l'amnistie sociale annoncée mercredi sur France Info par le ministre des relations avec le Parlement Alain Vidalies.

Sur France 3 ce jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon avait lui aussi lancé un appel aux parlementaires de gauche dans ce sens, lui aussi avait parlé de "fierté et d'honneur".

"Une politique sociale libérale européenne, au fil de
l'eau, d'accompagnemen
t"

S'il critique le choix fait en matière d'amnistie sociale, le patron des sénateurs écologistes charge le gouvernement auquel appartiennent pourtant des élus EELV pour l'ensemble de sa politique, "une politique sociale libérale européenne, au fil de
l'eau, d'accompagnemen
t", et pour ses méthodes:

"Je résume un peu un peu la façon de gouverner aujourd'hui : imprévoyance, aveuglement et comme souvent en position de faiblesse, beaucoup d'autoritarisme".

Des critiques globales qui posent une fois de plus la question du maintien des élus écologistes dans ce gouvernement. Parce "nous avons l'intention de peser" a expliqué
Jean-Vincent Placé en citant la technique du judo qui consiste "habilement à
profiter de notre faiblesse présumée..."