Henri Guaino : le livre de Roselyne Bachelot est "d'une vulgarité effrayante"

L'invité de 8h15 par Célyne Baÿt-Darcourt lundi 2 juillet 2012
Henri Guaino : le livre de Roselyne Bachelot est "d'une vulgarité effrayante"

Les finances publiques

Alors que plusieurs ministres socialistes annoncent qu'un milliard et demi d'euros auraient été "oubliés" par l'ancien gouvernement dans son budget, Henri Guaino répond : "Tout est forcément financé ; il n'y a pas une dépense de l'Etat qui ne soit financée [...] une bonne partie des dépenses de l'Etat est financée par l'emprunt et par le déficit". 

Hausses d'impôts

Le gouvernement annoncera sans doute un accroissement des impôts dans les prochains jours. Pour le député des Yvelines, "il va falloir trouver de quoi combler le déficit de croissance [...] de quoi financer les nouvelles dépenses, les abandons d'économies".  
Et d'ajouter : "Je ne voterai certainement pas la défiscalisation de heures supplémentaires, qui est une mesure dirigée contre le pouvoir d'achat des plus modestes [...] si on décourage le travail, on n'arrivera pas à s'en sortir".
Et de conclure sur ce sujet que "faire un plan massif d'augmentation des impôts est une erreur stratégique, c'est une erreur historique [...] accroitre les prélèvements obligatoires conduit à freiner la croissance".

UMP

Interrogé sur l'avenir de l'UMP et le match pour le leadership du parti, Henri Guaino affirme qu'il ne "faut pas ça se transforme en une bataille de chiffonniers". Avant de préciser : "Que ce débat conduise à définir une ligne". Maintenant que Nicolas Sarkozy est parti, Henri Guaino déclare : "Il nous faut retrouver une ligne politique qui ne peut pas être simplement de s'opposer tous les jours à ce que fait le gouvernement socialiste".

Valeurs  

Le récent livre de Roselyne Bachelot critique les anciens conseillers de Nicolas Sarkozy dont Henri Guaino fait partie. La dérive droitière est notamment pointée par l'ancienne ministre. Henri Guaino n'apprécie pas. "Je ne commente pas à un livre d'une telle vulgarité de pensée, d'attitude, de comportement ; les auteurs, ils ressemblent souvent à leur livre [...] c'est d'une profonde vulgarité". Et de glisser au passage : "Quand on a fait des pieds et des mains pendant cinq ans pour être ministre et pour rester ministre, on un peu de dignité". 

Et d'ajouter à destination de Roselyne Bachelot et de ceux qui critiquent, comme elle, le fonctionnement de l'Elysée : "Il (leur) suffisait [...] de démissionner. "Tout ce la est d'une vulgarité effrayante", martèle encore Henri Guaino.