Thierry Breton : quand "on a capté un siège on ne le lâche plus, c'est absolument détestable"

L'interview politique par Jean-François Achilli lundi 25 janvier 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 20/10/2018
Le lundi 25 janvier 2016

Thierry Breton, PDG d'Atos et ex-ministre de l'Economie, des Finances et de l’Industrie, était l'invité lundi de France Info dans le cadre de notre opération #onfaitquoidemain. Pour lui, "la vie politique, ce n'est pas un métier". Il estime aussi qu'"une génération est prête à prendre le relais mais elle est bloquée par ses aînés". Thierry Breton défend le septennat non renouvelable.

Thierry Breton, PDG d'Atos et ancien ministre de l'Economie, des Finances et de l’Industrie entre 2005 et 2007, estime lundi sur France Info que "la politique en France c'est trop devenu un métier. C'est un point sur lequel on s'était opposé" avec Nicolas Sarkozy. "Je lui disais que la politique c'est une période de sa vie où on va servir son pays, lui me disait 'pas du tout, la politique c'est un métier, on en rentre à vingt ans et en sort à 80 ans'". D'ailleurs, ajoute-t-il, "pour les Français, faire de la politique c'est servir et ce n'est sûrement pas un métier."

Concernant la durée du mandat présidentiel, l'ancien ministre, invité de notre opération "#onfaitquoidemain", défend un septennat non renouvelable. Pour lui, il est "beaucoup plus approprié à la situation de la France, d'abord il faut un temps un peu plus long et puis le fait que cela ne soit pas renouvelable me semble bien". "Pourquoi ne pas imaginer, ce qui se passe dans toutes les grandes démocraties, lorsque le président a échoué et bien il ne se représente pas", propose-t-il.
 
Il regrette une spécificité française : "Lorsque on échoue on veut reprendre sa revanche et on empêche toutes les nouvelles générations d'émerger et je trouve ça, je le dis très simplement, détestable." Selon lui, "une génération est prête à prendre le relais mais elle est bloquée par ses aînés". Pour lui, "Emmanuel Macron fait partie, de la nouvelle génération qui a toutes les qualités et qui ont certainement un avenir". Dans cette génération, "il y a aura certainement, c'est une évidence, notre futur président de la République".