Salaire du patron de PSA : "Il faut savoir récompenser la réussite" pour Gattaz

L'interview politique par Jean-François Achilli mardi 29 mars 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 23/12/2018
Le mardi 29 mars 2016

Pour Pierre Gattaz, le président du Medef, il n'y a pas lieu de polémiquer sur le salaire de Carlos Tavares le patron de PSA. "Il faut savoir récompenser la réussite".

Pierre Gattaz, président du Medef, invité de France Info, déclare qu'il faut "féliciter Carlos Tavares du redressement exceptionnel qu'il a fait de PSA." Le salaire du PDG du groupe est au coeur de la polémique. En 2015, le salaire de Carlos Tavares a doublé passant de 2,7 millions d'euros à 5,2 millions.

"Il faut savoir récompenser la réussite. Bravo à ce qu'a fait Carlos Tavares" explique Pierre Gattaz qui poursuit : "Les salariés ont été récompensés par des primes d'intéressement."

"Cette société fait quand même [vivre] 150.000 personnes, 55 milliards de chiffres d'affaires. Il y a quelques années, elle a été obligée de s'adosser à un actionnaire chinois, faisait des pertes, 5 milliards. Il a redressé en quelques mois cette société qui était en perdition, qui allait sur les rochers. C'est un cargo."

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"Les PME et PME oubliées" de la loi El Khomri

Par ailleurs, Pierre Gattaz, président du Medef, estime que la version 2 du projet de réforme du travail, présenté par Myriam El Khomri, cet après-midi, "a été édulcorée par rapport à la version 1. Les grands oubliés ce sont les TPE et les PME. Ce sont eux les réservoirs d'emplois du pays".

"Cette version 2 ne nous convient pas au Medef", insiste Pierre Gattaz. "On passe à côté de la plaque. Si elle reste en l'état, on aura donné un coup d'épée dans l'eau. Notre crainte c'est qu'elle soit encore affaiblie, édulcorée, dans le passage à l'Assemblée. Nous sommes extrêmement inquiets." Si les chiffres du chômage ne baissent pas c'est "parce que le marché du travail en France est verrouillé. C'est un château-fort, plus personne ne peut rentrer."