Morano : après "une année de peur", Cazeneuve "encore en fonction"

L'interview politique par Jean-François Achilli jeudi 7 janvier 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 02/10/2018
Le jeudi 07 janvier 2016

Invitée de France Info ce jeudi, Nadine Morano, députée européenne Les Républicains, a confirmé sa candidature à la primaire de la droite et du centre pour incarner "une autre voix" que le FN. Et elle a stigmatisé l'inaction du gouvernement après "une année de peur et de terreur".

En ce 7 janvier, jour anniversaire de l'attaque de Charlie Hebdo, Nadine Morano n'a pas hésité à répondre "non" à la question êtes-vous Charlie : "Je suis la France, je n'ai jamais été Charlie Hebdo parce que je ne l'aime pas ce journal. ce journal. Je rappelle que Charlie Hebdo a déjà été condamné neuf fois, souvent pour injure. Que ses dessins sont souvent humiliants, blessants, inutilement provocateurs".

"L'année 2015 a été l'année du terrorisme en France" a rappelé la député européenne Les Républicains qui soutient la demande d'une commission d'enquête parlementaire "pour savoir et pour que les Français sachent ce qui s'est passé depuis un an dans notre pays, les failles de nos systèmes de renseignement, ce qui se passe maintenant avec l'état d'urgence, nous avons besoin de faire la clarté sur ce qui s'est passé". Et elle liste la longue série d'attaques terroristes, Charlie Hebdo, l'Hyper Cacher, l'attentat avorté du Thalys "grâce aux passagers", "l'année 2015 a été une année de peur et de frayeur sur le territoire français et on a toujours le même ministre de l'Intérieur. Je suis désolée mais avec un résultat pareil, dans n'importe quel autre pays, il y aurait eu des modifications..." Autrement dit elle réclame la démission de Bernard Cazeneuve : "Je trouve étonnant qu'il soit encore en fonction..."

Nadine Morano a aussi confirmé qu'elle sera "candidate à la primaire" de la droite et du centre. Elle a appelé ses éventuels "parrains" à se manifester directement sur internet . Et son objectif c'est d'incarner "une autre voix que le parti du ras-le-bol", le FN avec lequel elle ne travaillera "jamais".