Eric Ciotti dénonce "une forme d'acharnement" contre Nicolas Sarkozy

L'interview politique par Jean-François Achilli mercredi 17 février 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 12/11/2018
Le mercredi 17 février 2016

Le député et secrétaire général adjoint Les Républicains a estimé mercredi sur France Info que la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour "financement illégal de campagne électorale" est "une épreuve" mais que "cela va renforcer sa détermination". Pour Eric Ciotti, "il y a une forme collective des institutions, de ses adversaires politiques pour faire de Nicolas Sarkozy une cible privilégiée".

Invité de France Info ce mercredi, Eric Ciotti, député et secrétaire général adjoint Les Républicains, a réagi à la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de campagne électorale. "C'est une épreuve qui n'est pas de nature à abattre Nicolas Sarkozy. Cela va renforcer sa combativité, sa détermination. Il a toujours fait face avec beaucoup de dynamisme et de volontarisme aux épreuves. Il le fera une fois de plus", a jugé le président du département des Alpes-Maritimes. 

Eric Ciotti "note une forme d'acharnement sur Nicolas Sarkozy". "Qui, sous la Ve République, a été autant suivi, ausculté. Rien n'aura été épargné à Nicolas Sarkozy. Jusqu'à maintenant, chaque fois qu'il y a eu des accusations cela a débouché sur un non-lieu. Je fais confiance à la justice pour arriver à la même issue", a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy traqué ? Pour Eric Ciotti, "il y a une forme collective des institutions, de ses adversaires politiques pour faire de Nicolas Sarkozy une cible privilégiée."

Primaire : "Il n'y a aucun obstacle juridique" à la candidature de Nicolas Sarkozy

Eric Ciotti a aussi estimé que Nicolas Sarkozy peut se présenter à la primaire de la droite malgré sa mise en examen. "S'il ne le pouvait pas cela voudrait dire qu'en cours d'instruction on peut avoir une influence politique alors qu'il n'y a aucune condamnation. Je ne fais ni politique fiction, ni justice fiction. Si la justice à ce stade entravait le cours démocratique, l'élection présidentielle, ce serait extrêmement grave", a estimé le président du département des Alpes-Maritimes.

"Il ne faut pas que la justice se mêle de politique et que la politique se mêle de justice", a-t-il ajouté. Pour Eric Ciotti, "il n'y a aucun obstacle juridique" à la candidature de Nicolas Sarkozy. Il aura "à cœur de se défendre, de faire valoir son honneur."

Copé sur candidature et mise en examen : "Le hasard du calendrier est un peu étonnant"

Le député et secrétaire général adjoint Les Républicains, a réagi aux propos de Jean-François Copé, dimanche soir. Ce dernier a déclaré ne pas s'imaginer candidat s'il était mis en examen. "Jean-François Copé aurait-il eu des informations avant ?", a demandé le président du département des Alpes-Maritimes. "Je ne saurais le croire. Le hasard du calendrier est un peu étonnant. Cette motivation pour être candidat à la présidentielle me paraît superficielle. On n'est pas candidat à l'élection présidentielle parce que l'on n'a pas été mis en examen."

"Depuis l'élection régionale en Corse, quelque chose de pernicieux est en train de s'instiller

Eric Ciotti a condamné ce qui se passe actuellement en Corse alors que de nouveaux affrontements ont eu lieu la nuit dernière à Corte. "Je veux condamner toute forme de violence. Il y a eu les dernières nuits des actes intolérables, insupportables, inqualifiables. L'Etat républicain doit faire respecter l'autorité, la force de la loi. Mais on voit bien que depuis l'élection régionale en Corse quelque chose de pernicieux est en train de s'instiller", a déclaré le président du département des Alpes-Maritimes. 

Le député a reproché aussi au gouvernement de ne pas avoir réagi avec "la force nécessaire quand il y a une sorte de provocation quand on parle de pays ami, quand il y a des propos tenus en corse. C'est l'unité de la République qui est en cause."

Etat d'urgence : Eric Ciotti (LR) "prend le pari que l'on revotera en mai"

Eric Ciotti a voté mardi la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 16 mai. "C'est trop court. Nous accueillerons aux mois de juin et juillet l'Euro 2016. Des centaines de milliers de spectateurs. Comment envisager d'interrompre l'état d'urgence alors que le Premier ministre, lui-même, a annoncé que la menace n'avait jamais été aussi forte ?", a jugé le président du département des Alpes-Maritimes. Eric Ciotti "prend le pari que l'on revotera en mai."