Chassaigne (FG) : "Pas de candidat autoproclamé" de la gauche de la gauche pour 2017, "pourquoi pas" Taubira...

L'interview politique par Jean-François Achilli mardi 2 février 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 28/10/2018
Le mardi 02 février 2016

André Chassaigne, président du groupe d’amitié France-Cuba à l'Assemblée et porte-parole des députés Front de Gauche, était l'invité de France Info mardi. Il a estimé qu'il n'y a "pas de candidat autoproclamé de la gauche de la gauche", "ni de programme figé" pour la présidentielle de 2017. "Pourquoi pas", une possible candidature de Christiane Taubira.

Le président du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) à l’Assemblée nationale, André Chassaigne, a estimé mardi sur France Info qu'il "n’y a pas de candidat auto-proclamé, ni de programme figé" pour la présidentielle de 2017. "Il faut une personne suffisamment charismatique pour devenir président, qui rassemble. Arrêtons de nous concentrer sur les égos. Avant d’avoir une primaire à gauche, il faut un programme et une orientation. Ensuite une personne pourra être choisie. Il n’y a pas de candidat auto-proclamé, ni de programme figé", a déclaré le porte-parole des députés du Front de Gauche.

A la question de Jean-François Achili sur une possible candidature de l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira, André Chassaigne a répondu : "pourquoi pas". "C'est vrai qu'elle à un charisme extraordinaire, elle porte des valeurs extrêmement fortes". Pour lui, "elle a cette approche collective, avec une idée sur l’avenir et de grandes idées personnelles." Selon le président du groupe GDR à l'Assemble nationale, il n’est pas certain qu’il y ait un candidat du Front de Gauche ou communiste. "Il peut y avoir un rassemblement plus large, il faut dépasser cela."

Déchéance de nationalité : "C’est pathétique"

André Chassaigne, s’est aussi fortement opposé, au projet de déchéance de nationalité défendu par le gouvernement. "Je vais avoir un mot un peu fort : c’est pathétique. Tout le monde sait que cela ne sert à rien. Quelqu’un qui va se faire sauter, vous allez le déchoir de sa nationalité? S’il va en prison 20 ou 30 ans, allez-vous le déchoir de sa nationalité? Et si vous voulez vous en débarrasser, il y a aura, comme le dit Christiane Taubira dans son livre (Murmures à la jeunesse), un état-poubelle où l’on prendra les apatrides? Cela ne tient pas debout", a réagi le porte-parole des députés du Front de Gauche. 

"C’est uniquement un signal qui est lancé à la droite et à l’extrême droite, a ajouté André Chassaigne, mais cela ne répond pas fondamentalement à l’exigence de sécurité dont nous avons besoin dans notre pays. C’est donc non, mille fois non."

"L'approche chrétienne des choses" de Mélenchon

André Chassaigne a réagi mardi sur France Info à la petite phrase de Jean-Luc Mélenchon après le dîner à l’Elysée avec le leader cubain Raul Castro. A la sortie, le député européen a déclaré au micro de France Info, à propos de François Hollande : "Il n’est pas que mauvais cet homme, il a bien quelque chose de bon." Il réagissait alors à la demande de François Hollande de levée du blocus unilatéral envers Cuba. 

"C'est une approche chrétienne des choses", pour André Chassaigne. "Ce qu’il faut dire sur l’approche chrétienne de Jean-Luc Mélenchon, sur le bien et le mal, c’est qu’au final, c’est vrai, la France a eu un rôle assez dynamique, assez actif contre la levée du blocus et pour que Cuba ne soit pas mis au banc des nations européennes. Je crois que l’on peut aussi le saluer sur l’effacement partiel de la dette."