Jean-Marie Le Pen et le front républicain : "Ils défendent leur gamelle"

L'interview politique par Jean-François Achilli jeudi 5 février 2015
écouter l’émission disponible jusqu'au 31/10/2017
Le jeudi 05 février 2015

Le président d'honneur du Front national était ce jeudi l'invité de France Info. Il a notamment réagi à l'appel à faire barrage au candidat du FN dans le Doubs lancé par Alain Juppé.

"Il y a dans le pays au moins six millions de citoyens qui votent plus ou moins régulièrement pour le Front national. Ils sont représentés au Parlement par deux députés. Et le fait qu'il y aurait un troisième député apparaît comme une monstruosité à la classe politique. Pourquoi? Et bien parce qu'ils ont peur pour leur gamelle, leur soupe, leur place, leur siège" s'est exclamé Jean-Marie Le Pen. "Quant à monsieur Juppé, s'il veut faire des retours en arrière, je vais rappeler qu'il est un condamné de droit commun à dix-huit mois de prison avec sursis."

"Celui qui ne tue pas a perdu"

Sur la guerre contre Daech, le président d'honneur du FN reproche à François Hollande et à son gouvernement de parler et de ne pas agir. Et il va loin : "S'il suffisait de conférences de presse et de discours pour gagner la guerre, on serait vainqueur depuis longtemps. Ils parlent, ils parlent, ils parlent…Quand on fait la guerre, si un combattant tue et l'autre ne tue pas, celui qui ne tue pas a perdu".

Après les attentats, le "Charlie business"
"Quand j'ai vu la tentative de détourner la sensibilité et l'émotion populaire en direction des idées de Charlie Hebdo, j'ai trouvé cela scandaleux. Charlie Hebdo est un journal d'extrême gauche qui avait 30.000 lecteurs, qui se transforme d'ailleurs en Charlie business puisqu'ils vendent 6 millions de numéros, il y a des publicités sur les écrans pour les abonnements, etc, etc"
 

"Il n'y a pas d'âge pour les braves"

Enfin Jean-Marie Le Pen croit à la victoire de Marine Le Pen à la présidentielle. "C'est très possible" dit-il. "Ce que je souhaite de tout mon coeur c'est qu'elle n'arrive pas à la présidence de la République, avec une majorité parlementaire, d'un pays dévasté".
Et il confirme qu'il pourrait être candidat malgré son âge à la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur : "Bien sûr. Je vais avoir 87 (ans). Mais le président de Tunisie en a 89. Il n'y a pas d'âge pour les braves."