2017 : Fillon "candidat au 1er tour si la primaire n'est pas honnête"

L'interview politique par Jean-François Achilli jeudi 16 octobre 2014
écoute bientôt disponible
Le jeudi 16 octobre 2014

L'ancien Premier ministre était ce jeudi l'invité de France Info. Il a donc affiché sa détermination pour 2017 après avoir jugé le budget de la France "ni honnête, ni responsable".

Sur le retour difficile de Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, il ne fera pas de commentaires : "Moi je me suis placé en dehors de cette compétition. J'ai décidé de me consacrer en totalité à la préparation d'un vrai projet de redressement. J'ai indiqué que je serai candidat aux primaires de l'opposition si elles sont honnêtes. Sinon je serai candidat au premier tour de la présidentielle. Comme ça les choses sont simples et tout le monde est prévenu". 

Et François Fillon de préciser ce qu'il entend par "primaire honnête" : "Une primaire honnête c'est une primaire à laquelle tous les Français qui souhaitent participer puissent participer. Où il y a deux ou trois millions de Français qui participent". Autrement dit qui n'est pas réduite aux seuls militants UMP, traditionnellement favorables à Nicolas Sarkozy.

"Il faut se mettre d'accord pour soutenir ensemble, droite-gauche" les principales réformes

Pour François Fillon, le gouvernement n'en fait pas assez en matière d'économies dans les dépenses publiques. Il dénonce une "attitude totalement irresponsable sur le budget" et il annonce une "catastrophe financière", un "crash".  
Dans ce contexte, il plaide pour une sorte d'union nationale autour des réformes les plus importantes : "Il faut que le président de la République accepte de regarder quelques propositions de l'opposition et qu'on se mette d'accord comme l'ont fait tous les grands pays devant la difficulté, pour soutenir ensemble, droite-gauche, un programme de réduction des dépenses publiques, d'assouplissement du code du Travail et une réforme de l'âge de la retraite."

Et l'ancien Premier ministre s'est montré moqueur sur le ministre de l'Economie : "Avant de juger ses propositions, je vais attendre qu'elles soient abandonnées.  Emmanuel Macron, il a commencé par nous proposer la fin des 35 heures, c'est fini. Puis il nous dit qu'il allait faire le pacte de responsabilité à toute allure. Il n'est toujours pas en œuvre. Il a dit qu'il allait faire la dégressivité des allocations chômages, c'est abandonné…"