Emmanuelle Cosse a vu François Hollande : "Fessenheim fermera"

L'interview politique par Jean-François Achilli vendredi 17 octobre 2014
écouter l’émission disponible jusqu'au 12/07/2017
Le vendredi 17 octobre 2014

Alors que Ségolène Royal a assuré mardi qu'il n'était "pas certain" que Fessenheim ferme, Emmanuelle Cosse a affirmé ce matin que François Hollande lui avait promis le contraire.

"Fessenheim fermera. Nous en avons parlé avec le président de la République. Fessenheim fermera avant 2017" a affirmé Emmanuelle Cosse qui a été reçu par François Hollande lundi. "C'est ce qu'il dit et moi peut-être que je suis la seule en France à le croire. Mais je vous dis que Fessenheim fermera. C'est un engagement du président de la République. J'entends bien les pressions d'EDF, des syndicats. J'entends bien les sorties de Ségolène Royal et de Stéphane Le Foll. Mais je vous dit que Fessenheim fermera".  
Et la secrétaire nationale d'EELV insiste encore : "Si Fessenheim ne ferme pas, ça veut dire que la France n'est pas capable de répondre aux questions de sureté nucléaire. Cette centrale est sur la nappe phréatique  la plus importante d'Europe. Elle est en panne chaque semaine. Ce n'est pas juste une lubie des écolos ou de François Hollande. C'est une nécessité pour le pays d'avoir aussi une politique énergétique et de sureté nucléaire qui soit à la hauteur des enjeux".

Sur les allocations familiales, d'accord sur le fond

"Objectivement, il est très difficile d'être opposé à la modulation des allocations familiales pour les revenus les plus élevés.  De ce point de vue là je soutiens ce qui a été proposé hier. Moi je fais partie des personnes qui vont voir leur allocation familiale baissée. De temps en temps il est normal que les personnes qui ont des revenus élevés participent et acceptent cette modulation" a déclaré Emmanuelle Cosse. "Ce que je regrette c'est qu'on prend cette mesure de façon précipitée au lieu d'avoir le courage de lancer des grandes réformes". Et notamment une grande réforme fiscale. "On est encore dans le bricolage fiscal, c'est le problème."