Centrales nucléaires : Cazeneuve veut "neutraliser les drones"

L'interview politique par Jean-François Achilli jeudi 30 octobre 2014
écouter l’émission disponible jusqu'au 25/07/2017
Le jeudi 30 octobre 2014

Invité de France Info, le ministre de l'Intérieur a brièvement commenté l'affaire du survol de plusieurs centrales nucléaires françaises par des drones d'origine inconnue. Dans le dossier Sivens, il affirme avoir donné des consignes de "retenue" aux forces de l'ordre.

 "Il y a des dispositions de prises à ce sujet. Il y a des enquêtes. Il y a des dispositifs de neutralisation qui existent. Ces dispositifs, je ne m'étendrai pas sur leurs modalités parce que je n'ai pas à le faire" a déclaré le ministre de l'Intérieur alors que des drones ont survolé au moins sept centrales nucléaires françaises.

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Mais l'essentiel de cette interview a été consacré aux suites de la mort de Rémi Fraisse sur le site de Sivens. "Je veux dire ma détermination à faire la vérité, à résister aux pressions, à protéger les forces de l'ordre" a insisté Bernard Cazeneuve. Et il a expliqué la présence contestée des forces de l'ordre le week-end de la mort du jeune écologiste par "des risques sérieux de contre-manifestations. Ces contre-manifestations pouvaient être à l'origine de violences extrêmement sérieuses entre les manifestants et les contre-manifestants. Quel procès me ferait-on si ces contre-manifestations avaient occasionné plusieurs morts de part et d'autre?"

"Si des fautes ont été commises, il y aura des sanctions"

 Et il assure que l'enquête prouvera qu'il n'a "cessé d'appeler à l'apaisement et de donner des consignes de retenue."  Et que "si des fautes ont été commises, il y aura des sanctions. Ce sont les règles de la République." 

"J'ai été profondément indigné et blessé des accusations qui ont été portées à l'encontre de mon administration et à mon encontre, par des gens qui prennent des postures sans savoir, qui demandent des têtes sans se préoccuper de savoir ce qu'est la vérité". Et le ministre de l'Intérieur de citer les écologistes : "Je les respecte. Et le respect c'est une chose ambivalente. Quand on respecte les autres, on s'attend à être respecté. Surtout quand on est dans l'épreuve. Ce qui compte c'est la vérité, tout le reste abaisse."