Les cabriolets britanniques séduisent

L'auto par Denis Astagneau dimanche 20 mars 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 14/12/2018

Deux modèles anglais se découvrent ces temps-ci : pour la Mini, c’est une habitude, elle enlève le haut depuis déjà quelques années. Pour le Land Rover Evoque, c’est une première.

Aujourd’hui, les cabriolets semblent passés de mode sauf pour les britanniques. 

C’est assez rare pour être souligné, deux modèles anglais se découvrent ces temps ci. Pour la Mini, mais pour le Land Rover Evoque, c’est une première. Il y avait déjà eu des 4X4 découvrables notamment l’ancêtre Jeep et juste après le baroudeur Land Rover. Mais jusqu’à présent, aucun crossover moderne n’avait essayé une version cabriolet.

Capotes à l'anglaise

Les deux capotes à l’anglaise ne sont d’ailleurs pas les mêmes bien que toutes deux déployables et repliables électriquement.
L’une, celle de la Mini commence par glisser de l’avant vers l’arrière pour ne découvrir que les places avant puis, si l’on poursuit le mouvement, elle se replie entièrement dans son logement au dessus du coffre. L’autre capote, celle du Land est plus lourde, elle monte haut avant de se replier en une vingtaine de secondes. Attention à ne pas tenter la manœuvre dans un parking à plafond bas sous peine de rester coincé en sous sol ou de fausser le mécanisme. Un mécanisme très précis. Cette capote peut se manœuvrer en plein baroud dans les ornières ou la pierraille. La rigidité du Land Evoque Cabriolet est telle que même avec deux roues en porte à faux, le système tombera toujours pile, sans la moindre déviance. Impressionnant ! Je ne connais pas d’autre modèle sur le marché mondial capable d’une telle performance.

Plutôt bouledogues que sylphides

A quoi ça sert pratiquement ? A rien. On n’a pas forcément urgence à s’abriter de la pluie quand on crapahute. Mais ça rassure quand aux capacités de ce cabriolet à passer partout comme le font d’ailleurs tous les autres modèles de la marque Land Rover. Et tant pis si on ne compte s’en servir que l’été pour parader sur la croisette ou à Deauville.
Est-ce que ces deux modèles gagnent en esthétique avec ou sans toit en toile ? Franchement non. Ni l’un ni l’autre n’ont l’allure de roadsters aux formes effilées. Ils sont plutôt bouledogues que sylphides. Mais les cabriolets à quatre places ne courent pas les rues. Quant à l’Evoque 4 places, 4 saisons 4 roues motrices, difficile de trouver plus polyvalent.

Quant à leur intérieur, il ne diffère pratiquement pas de celui de leurs frères ou sœur à toit en tôle. Juste un écran plus cinémascope, plus large sur l’Evoque, mais pas à l’abri des rayons du soleil et un coffre plus profond sur la mini, mais trop juste : 160 litres quand la capote est ouverte. Les renforts qui assurent la rigidité et donc la précision de conduite de ces deux cabriolets sont tout à fait invisibles. Seul le pare brise plus incliné et encadré de montants epais peut gêner la visibilité. Mais c’est aussi le choix de la sécurité.
Coté moteur, c’est l’excellent 3 cylindres essence qui l’emporte pour la Mini Cooper. En revanche Land Rover prévoit un diesel discret de 170 chevaux pour l’Evoque. Le gros moteur essence étant trop malussé.

La vraie différence c’est le prix. La Mini démarre à 25.000  Euros et peut monter à 50.000 dans la version la plus puissante et en comptant les options chères et variées. 51.000 Euros, c’est le prix de départ de l’Evoque cabrio et même 60.000 avec options. Il ne joue évidemment pas dans la même catégorie sinon celle des voitures plaisir.