"Street Fighter V" : pas fini, mal fini et en kit

Jeux vidéo par Jean Zeid dimanche 6 mars 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 30/11/2018
Street Fighter V

Qu’il est loin le début des années 90 et la suprématie des jeux de baston, "Street Fighter 2" en tête.

Un jeu qui à presque lui seul, a relancé les salles d’arcade de la planète avant de faire briller les yeux des heureux possesseurs de Super Nintendo. 2016, c’est la soupe à la grimace. Après 8 ans d’absence et beaucoup d’attentes, sort Street Fighter V à jouer sur PC et PlayStation 4. Sur le ring : seize combattant entre têtes connues : Ryu , Ken, Chun Li ou Dhalsim, et de petits nouveaux comme F.A.N.G, l’homme-poison capable de contaminer ses adversaires, une première dans l’histoire de la saga.
Cette ode aux combats "un contre un" trouve d’ailleurs sa principale qualité dans ses mécaniques de lutte.

Exit la complexité pour la complexité de Street Fighter IV

Les japonais de Capcom ont simplifié les règles du fight : des sauts moins rapides, des prises plus lentes, des contres plus efficaces, et une philosophie générale portée sur l’offensif. Sans oublier des personnages qui s’agitent et frappent à la perfection. Bref, du très beau boulot, carré, moins exigeant mais pas moins profond. En apparence, voilà un épisode qui rouvre ses portes aux débutants sans oublier les connaisseurs.

Un contenu rachitique, proche du néant

Sauf que pas du tout. Sorti à la hâte pour démarrer les tournois de sport électronique du Capcom Pro Tour, à moins que ce ne soit pour achever une année fiscale en beauté, Street Fighter V propose un contenu famélique, rachitique, proche du néant, excepté les duels en ligne.
Un mode histoire réduit à sa plus simple expression et fabriqué à la va-vite, un mode survie anecdotique, pas de mode arcade permettant de se roder avant d’affronter de véritables combattants. Et tout ça, vendu plein tarif, 70 euros.
En résumé, Street Fighter V est un jeu mal fini, pas fini et en kit. A coups de patch gratuit à télécharger et de bonus payant, le jeu devrait s’enrichir dans le futur, à en croire les mille excuses proférées par leurs créateurs.
Destiné à attirer de nouveaux amoureux, Street Fighter V rate sa cible et s’enferme un peu plus dans le jeu de niche.

Appréciation : 9/20
 

Le vendredi 04 mars 2016

 

Ce qui n’est pas le cas de Plants Vs Zombies : Garden Warfare 2

Encore une adaptation réussie en jeu de tir ultra-coloré du best-seller sur mobiles. Du fun, rien que du fun, Plants Vs Zombies : Garden Warfare 2 transforme son joli jardin en champ de bataille pour de rire, à coups de potiron et de mauvaise herbe.
Plante ou zombie, à vous de choisir.
Une guerre botanique inventive avec au menu un solo plutôt relevé, un mode coopératif séduisant dans le salon ou en ligne et des environnements multijoueurs à foison. Et surtout, une promesse tenue : divertir tout le monde.
Plants Vs Zombies : Garden Warfare 2, déconseillé au moins de 7 ans, ça se joue sourire aux lèvres sur PS4, XBox One et Windows.

Appréciation : 14/20

Le vendredi 04 mars 2016