Just Cause 3 : rebelle sans cause

Jeux vidéo par Jean Zeid dimanche 3 janvier 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 28/09/2018
Just Cause 3

1.000 km² de terrain de jeu. Voilà la carte XXL que propose Just Cause 3, pur défouloir qui ne s’encombre d’ailleurs pas de scénario pour faire vivre ce monde virtuel gargantuesque.

La saga Just Cause, c’est Rico, mercenaire doué d’une poigne de fer, d’un grappin tout terrain, d’un parachute garanti à vie, d’un wingsuit bien pratique et d’armes aussi variées que son langage est pauvre. Tout ce qui vole, roule, flotte est étalement à sa portée, sauf sans doute les livres de la bibliothèque, mais qu’importe. Rico Rodriguez est de retour pour libérer une île tombée sous le contrôle d’un tyran, mais pas n’importe quel atoll, sa terre d’origine, l’île Medici. Et il va tout faire pour bouter le dictateur hors de sa chère patrie.  

Pour le reste, c’est séries Z et compagnies: dialogues éculés et vannes fatiguées, du jeu vidéo d’action qui s’assume en tant que tel.
Le scénario de Just Cause 3 n’est donc qu’un prétexte à tout faire exploser, un exutoire sans autre but ni trame existentielle : du nihilisme total et totalement délirant, souvent impressionnant d’ailleurs. Un bac à sable pour jouer à détruire des pâtés de sable qui prennent généralement la forme de camps militaires à désosser de fond en comble et de haut en bas. Car si les dimensions de Just Cause 3 sont impressionnante au sol, elles le sont tout autant dans les airs, chutes libres et grandes ascensions formant autant de morceaux de bravoures.

Plages, forêts, pics enneigés et buildings qui frôlent les nuages, le monde de Rico permet de se mouvoir partout, en toute liberté même si ce gigantisme est aussi touché par quelques bugs. Mais pas de quoi gâcher ce plaisir coupable entre cascades burlesques et combats grotesques.

Avec un peu d’imagination, on peut même créer dans ce Just Cause 3 à jouer sur consoles et PC des séquences d’une rare loufoquerie car il faudra y mettre du sien pour échapper à la lassitude d’un monde trop grand pour une si petite ambition.

Appréciation : 13/20

Le + : c'est grand
Le - : c'est un peu trop grand

Le vendredi 18 décembre 2015