Un salaire minimum à 3.300 euros...ça existe en Suisse

Ici comme ailleurs par Lucie Montchovi mercredi 6 novembre 2013

 A l'approche des fêtes de Noel, les employés de ce groupe se disent ravis de recevoir un très joli cadeau, en monnaie sonnante et trébuchante sur leur fiche de paie. Une belle augmentation de 5% du salaire minimum. D'autant
que l'accord prévoit également une petite rallonge pour les autres catégories
de salariés. Ces 3.300 euros représentent, à ce jour, le
salaire minimum le plus élevé d'Europe dans le secteur du commerce de détail.

Le SMIC en France

La France se place parmi les salaires minimum les plus
élevés d'Europe. Elle figure à la cinquième position derrière l'Irlande, les
Pays-Bas, la Belgique qui est à 1.500 euros et le Luxembourg qui n'est pas loin d'atteindre
les 2.000 euros. Mais on constate par ailleurs de très grosses disparités au niveau
européen.

Les pays de l'Europe du Sud et de l'est à la traîne

C'est le cas de l'Espagne, le Portugal, la Grèce qui sont
aussi les plus touchés par la crise. Les salaires minimum sont deux fois moins
élevés qu'en France. On est entre 500 et 700 euros brut par mois.Concernant les pays de l'est, les "SMIC locaux" sont
largement inférieurs à 400 euros par exemple en Pologne, en Hongrie, en Estonie,
en Roumanie. La Bulgarie est à 159 euros
de salaire minimum brut par mois.

Comment on explique de telles disparités d'un pays à l'autre ?

Ces écarts s'expliquent en partie par les
diversités des niveaux de vie et de pouvoir d'achat. Mais attention, tous les
pays de l'UE ne disposent pas d'un salaire minimum. C'est le cas par exemple
de l'Autriche, l'Italie, des pays nordique et de l'Allemagne

Pas de salaire minimum en Allemagne ?

Les salaires sont fixés par des accords par branches, par
secteurs et filières. Mais l'Allemagne souhaite
revenir sur ce modèle et se doter d'un salaire minimum. Pour le moment, les
politiques discutent sur le taux : si c'est à 8 euros 50 ou moins.

Mais tous font le même constat : En 10 ans, les
inégalités se sont creusées dans le pays. Les fameux " mini-jobs "
payés quelques euros ont appauvrit une frange de la population. Si bien que l'Allemagne
compte aujourd'hui plus d'un million de travailleurs pauvres.

Une partie de la communauté européenne avec la France en
première ligne plaident, aujourd'hui, pour un salaire minimum européen. La balle est dans le camp d'Angela Merkel.