"L'affaire Montebourg" : démission ou pas, et le numéro 2 pour Rose Magazine aux côtés des femmes atteintes d'un cancer

Hyper revue de presse par Jean-Christophe Martin jeudi 24 mai 2012
"L'affaire Montebourg" : démission ou pas, et le numéro 2 pour Rose Magazine aux côtés des femmes atteintes d'un cancer
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Les titres :

"Les vacances deviennent-elles un luxe ?", c'est la question pour beaucoup de Français sans doute, et c'est la question qui fait la Une du Parisien et d'Aujourd'hui en France, et c'est vrai au-delà de l'Hexagone, car selon le Parisien près de la moitié des Européens affirment qu'ils vont sérieusement surveiller leur budget vacances cet été, souvent en privilégiant le tourisme de proximité ou pour les plus touchés par la crise en faisant une croix sur les vacances cette année. La crise plombe les intentions de départ des Européens, à lire dans le Parisien et Aujourd'hui en France.

La politique également à la Une, avec le dossier des retraites, "Premier bras de fer" entre le gouvernement et l'opposition annonce Libération pour qui "la guerre des retraites est décrétée". Les retraites à la Une aussi de l'Humanité.

Une autre réforme, celle qui va toucher l'Education nationale, et l'école catholique veut s'y associer annonce la Croix, le secrétaire général de l'enseignement catholique affirme dans la Croix qu'il est ouvert à la refonte de l'école voulue par François Hollande.

A la Une des Echos, Renault qui envisage de lancer deux marques haut de gamme avec le retour attendu de la fameuse Alpine...
A la Une du Monde, l'enquête Bettencourt qui se rapproche de Nicolas Sarkozy, un ancien Président "cerné" par les enquêteurs selon le Monde. Du côté du Figaro, le couple Hollande-Merkel à la Une, avec ce titre, "la confrontation". Le Figaro décrit un Hollande qui parlait croissance à Bruxelles pendant qu'Angela Merkel restait inflexible sur la discipline budgétaire.

En feuilletant la presse, on trouve aussi une petite annonce qui fait des vagues...

Le texte est paru la semaine dernière dans les Echos, il dit ceci : "Thomson Angers, spécialiste de fabrication d'équipements électroniques, recherche un ou plusieurs industriels intéressés par la reprise des activités du site"... Démarche justifiée par la direction, qui veut élargir au maximum les chances de trouver un repreneur.

Mais quand même, vendre une usine par une petite annonce dans un journal, comme on vend un canapé ou une voiture, le procédé choque souligne le Courrier de l'ouest qui en fait même sa une ce matin.

Du côté syndical, on s'étonne d'ailleurs et on parle d'une démarche sans précédent en soulignant que pendant ce temps-là les 340 salariés vivent des moments difficiles dans l'attente du probable dépôt de bilan pour cette  filiale du groupe Technicolor.

Le sort de cette usine d'Angers, c'est justement l'un des dossiers chauds sur le bureau du ministre Arnaud Montebourg...

Le ministre du Redressement productif qui doit gérer tous ces dossiers où l'emploi est menacé. Mais s'il est à la Une ce matin, c'est pour la polémique après sa condamnation pour injures contre des anciens dirigeants de SeaFrance. Il devra payer 1 euro symbolique, et le Parisien pose la question : "démission ou pas ?"

C'est donc non a tranché le Premier ministre, mais pour le Parisien cette condamnation fait quand même tâche pour un ministre nommé depuis à peine 8 jours par un nouveau Président qui a justement fait campagne sur le thème de la "République exemplaire".

Et du coup, à deux semaines du premier tour des législatives, la droite ne s'est pas privée de décocher ses flèches souligne le Parisien. D'ailleurs, ça devient la grosse affaire du jour à la Une du Figaro, "le cas Montebourg" titre solennement le Figaro en relayant les appels à la démission venus de la droite...

Démissionner pour un euro, cette fois pour Bruno Dive dans Sud Ouest, ce serait de toute évidence disproportionné, et il n'en est heureusement pas question. Certes mais il ajoute que c'est déjà la troisième condamnation qui se retrouve à la Une en ce qui concerne un membre du gouvernement.

Et Sud Ouest se demande si, pour avoir mis la barre de l'exemplarité trop haut pendant sa campagne, cette barre ne risque pas de tomber lourdement un jour sur les pieds du président "normal".

En feuilletant la presse, un espoir un peu fou : on pourra peut-être un jour protéger des bâtiments des effets d'un tremblement de terre...

Des chercheurs marseillais sont en train d'y travailler. Un projet déjà évoqué dans les pages de la Provence, un projet qui se précise et qui n'a rien de farfelu, c'est expliqué ce matin dans le Parisien et Aujourd'hui en France. L'idée, c'est de mettre en place une sorte de cape d'invisibilité autour d'un site à protéger, une centrale nucléaire par exemple. Rien de magique : le bâtiment serait entouré d'une série de trous creusés selon un schéma précis.

Résultat selon les calculs et les premières expériences : les ondes sismiques seraient amenées à faire en quelque sorte du saute-mouton de trou en trou, et seraient ainsi déviées de leur trajectoire pour éviter le bâtiment à protéger.

Les premiers tests ont déjà été réussis en laboratoire, dans quelques jours on va passer aux travaux pratiques. Un chantier de terrassement de plusieurs milliers de mètres carrés servira de maquette géante, des marteaux-piqueurs géants vont creuser les fameux trous, on va simuler ensuite un micro-séisme pour vérifier que les ondes sismiques se comportent comme prévu et évitent l'obstacle à rendre invisible.

C'est donc une sorte de cape d'invisibilité sismique. Ces scientifiques imaginent déjà qu'on pourrait appliquer le même principe pour éviter les effets d'un tsunami, leur découverte permettrait ainsi de détourner une vague géante pour lui faire éviter un port ou une zone habitée. Ce n'est encore qu'un projet, mais l'Europe y croit puisqu'elle a débloqué des fonds pour financer le travail de ces chercheurs de l'Institut Fresnel de Marseille.  

L'invitée de l'Hyper revue de presse : Céline Lis-Raoux, directrice de la rédaction de Rose Magazine, un magazine qui s'adresse aux femmes touchées par le cancer, pour les aider, pour les accompagner à traverser les moments difficiles et répondre à leurs questions.

Rose Magazine N°2 

Et pour finir des nouvelles du Prince Charles...

Il a du temps l'héritier de la Couronne britannique, alors il en profite pour apprendre des choses nouvelles... On ne jamais, s'il ne monte finalement pas sur le trône, il faut songer à se reconvertir. Comme il y a quelques jours, il a profité d'un voyage en Ecosse dans les studios de la BBC pour présenter en direct le bulletin météo. C'est à voir sur le site du Guardian ici.

Encore plus fort, en visite au Canada, il se rendait hier dans un centre pour la jeunesse, où il pu montrer des talents inattendus, des talents de DJ. A voir sur le site du Guardian ici.

Le prince Charles aux platines, c'était quand même un peu laborieux, et sur les images au milieu des jeunes qui lui apprennent l'art de mixer, il n'a pas l'air de vraiment savoir ce qu'il fait là... Il faudrait peut-être qu'il s'en tienne à la météo.