Funboard : le grand retour de l'Indoor de Paris-Bercy, spectacle garanti

France Info extrême par Lucie Barbarin samedi 26 mars 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 20/12/2018
Alice Arutkin à France Info
Alice Arutkin à France Info © Lucie Barbarin / RF

La planche à voile dans tous ses états. Avec le grand retour de l'Indoor de Bercy dans une semaine. Alice Arutkin est prête à faire le spectacle, même si c'est une première pour la jeune championne. Et puis nous irons faire un tour sur le rallye des Gazelles au Maroc.

"Si vous n'allez pas à la planche à voile, c'est la planche à voile qui viendra à vous !"
Grâce à l'Indoor de Paris Bercy qui met à l'honneur le funboard, un dérivé de la planche à voile centré sur la vitesse et les acrobaties, en salle et en pleine ville, les 1er et 2 avril, vendredi et samedi prochain.
Deux jours de fête et de compétition qui rappellent l'âge d'or de la discipline.  En 1990, toute première édition du Super Funboard. Un événement devenu incontournable mais qui a ensuite disparu. C'est donc un retour très attendu par les fans et les professionnels.
Bercy transformé en piscine géante, 30 ventilateurs qui fabriquent du vent et qu'Alice Arutkin va devoir apprivoiser.

Elle est membre de l’équipe de France de funboard, toute jeune, 24 ans, mais déjà plus de 10 ans de carrière. Alice Arutkin aime la glisse, les figures, les sauts en planche à voile.
Sauf qu'en salle, c'est une autre paire de manches. On est loin de la plage et des embruns.

"J'ai l'habitude de naviguer dans les vagues, là c'est dans un bassin. Pour remplacer les vagues, il y a un tremplin, c'est complètement nouveau pour moi. Ça va être une découverte totale. Il faut être très vif, ça demande un peu plus de technicité. Il ne va pas falloir faire d'erreurs du tout."

Un lagon-bassin, 30 ventilateurs : un spectacle plus qu'une compétition

Il s'agit aussi de rendre la planche à voile plus attractive pour le grand public.
"Mon sport est beaucoup moins accessible quand il est sur une plage, c'est compliqué pour le public de regarder. Là en salle, dans un bassin, ça va être très facile de comprendre ce qui se passe. Comme le foot, le tennis."

Un show avec des stars de la planche à voile.
"J'étais tout bébé lors des tous premiers Indoors. C'était vraiment un événement à ne pas rater. Ça passait à la télé. Je n'ai pas connu cette époque mais on m'en a beaucoup parlé. Il fallait se déguiser, faire les figures les plus loufoques, c'était un vrai show. Et pour l'occasion, de grands champions font leur retour comme Robby Naish ou Robert Teriitehau!"

Alice Arutkin espère aussi que l'Indoor de Bercy crée des vocations.
"Ce n'est pas le sport le plus facile, ce n'est pas le sport le moins cher non plus, ca demande beaucoup d'heures sur l'eau. C'est un sport très difficile à apprendre. Tous les sports à haut niveau sont difficiles mais la planche à voile à l'apprentissage est particulièrement compliquée.
Il y a beaucoup de gens qui commencent et qui abandonnent. Et les jeunes filles aussi peuvent se dire qu'il faut des épaules larges, un physique différent mais en fait le physique ce n'est pas ce qui joue le plus. Moi j'ai appris très tôt,  j'ai eu des bons coachs et j'ai appris en changeant de matériel à chaque âge. Donc oui , toutes les filles peuvent le faire !"

"Au rallye des gazelles, on est vraiment dans une bulle"

Toutes les femmes peuvent aussi participer au rallye Aïcha des gazelles. 26 ans d'existence. Une compétition devenue une référence du dépassement de soi et de l'entraide. Plus de 300 femmes qui évoluent dans le désert maro­cain sans GPS mais en naviguant à l'ancienne, unique­ment en hors-piste. Et avec des projets solidaires qui répondent au besoin des populations locales.

Les premiers tours de roue dans le sable à l'occasion de la première étape, c'était jeudi.  nous avons pu joindre l'une des gazelles, Charlotte Zucconi, kinésithérapeute à la ville à Marseille, pilote de 4x4 dès qu'elle le peut, et elle n'est pas pas prête de s'en lasser.
Elle participe pour la 5e fois au rallye des Gazelles et pour la première fois cette année dans la catégorie experte avec plus de difficultés. 
"C''est un défi pour soi-même, pour l'équipage et après c'est le plaisir d'aller à la rencontre des berbères. Le retour à la maison, c'est toujours difficile, le retour au boulot. Ici, on est coupé du monde. On a rendu notre téléphone, on le récupèrera seulement à la fin. On est vraiment dans une bulle."

Charlotte Zucconi sortira de sa bulle une semaine à Essaouira, au terme de huit étapes dans le désert marocain.