Mesurer sa graisse un 4 janvier

C'était comment ? lundi 4 janvier 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 29/09/2018
Mesurer sa masse graisseuse un 4 janvier
Salle de fitness. © Sipa

Exit chapon et autre foie gras. Bonjour les "bonnes résolutions". Donc, Direction les lieux dédiés au bien être. A la Défense, à deux pas de Paris, des dizaines de profs, médecins, et yogis nous coachent et nous testent. Bilan : tragique.

Ça s'appelle une rentrée, en pleine face. Dans cette antre, en sous-sol, des locaux à perte de vue. Ici, il se passe quelque chose d’un peu magique : on vous dit la vérité.

Oui, la vérité vraie, sur vous. Pas la vérité si j’mens. Et je peux vous dire, qu’au lendemain de la multiplication des chapons et des sauts périlleux du foie gras dans nos estomacs, ça vous remet droit n’importe quel gros gourmand à la panse archicomble.

"Bonjour, je suis la journaliste qui vient découvrir les lieux." La dame, se tient bien droite. Elle est prof de yoga. Elle m’emmène faire un tour dans les salles. Ça sent le neuf, c’est spacieux, la clim est à température parfaite.

Mais où sont les machines de torture ?

"Ah non ! Ici, ce n’est pas le but. On ne pratique pas cela, c’est pas comme dans les autres salles de fitness." Dans ma tête :  "Mouais… ils disent tous ça."

Un jeune homme arrive, il est préparateur physique. "Ici, on part de vous. Et on parle de vous. Vous êtes au centre ; on vous crée un programme rien que pour vous."

Moi, obstinément pénible : "Oui…comme dans toutes les salles de fitness". Lui : "Non pas du tout ! Car on travaille sur le physique, et le mental."

Un coach, 2 en 1 , je prends

"Par exemple, on commence, dit-il, par détecter si vous êtes aérien, ou terrien." Il me regarde. Je me sens visée. Le boss débarque. Là, j’ai trois coachs, pour le prix d’un.

Ils m’emmènent dans un lieu quasi sacré : le lieu du scan. Ça ne fait pas mal… mais c’est la claque de la rentrée. Le patron, ancien champion de golf, me demande de me tenir debout sur deux coussins gonflables, des tout petits cousins, je précise. Ça tangue. Ouh ! la la… Ça me rappelle ma soirée du Jour de l’An. Je fais mine de maitriser la chose.

Debout sur des coussinets, sourire crispé

Je suis ridicule. Olivier Edmond me tient par la main, le comble du ridicule. Tout ça pour me balancer que je suis en état de contrôle, mais que surtout, j’utilise trop d’énergie quand je n’en ai pas besoin d'autant. Je force, et je me fatigue.

C’est sympa d’entendre ses 4 vérités, un 4 janvier 2016 au matin. Le boss des lieux, ne va pas s’arrêter là. "On est tous des modelés uniques, explique-t-il. Il faut arrêter de vouloir faire faire la même chose a tout le monde… Chaque être a son propre corps, mode de vie, mental… Ici, on va vous diriger, en fonction de cela."

Ma masse graisseuse, dedans

Et me voilà sur une machine. Elle va mesurer ma masse graisseuse, mais pas autour du ventre, "autour des viscères", précise gentiment le patron. Un régal.

Je vous épargne la lecture du joli polycopié auquel j’ai eu droit, ce n’est pas fameux. Donc, une rentrée, en pleine face.

Pour rappel : le centre s’appelle Be Better. Et vu mes résultats, ça ne peut qu’aller mieux.