Pacte de responsabilité : Ayrault refuse de reculer face au Medef

L'invité de 8h15 jeudi 20 février 2014
Pacte de responsabilité : Ayrault refuse de reculer face au Medef

Mardi, Pierre Gattaz avait appelé le gouvernement à déclarer un "moratoire" sur un certain nombre de textes de loi qui "stressent" les patrons, comme la pénibilité dans la réforme des retraites.

Le patron du Medef en faisait presque une condition à la réussite du pacte de responsabilité. C'est non a répondu Jean-Marc Ayrault sur France Info : 

"Le pacte n'est pas fait pour stresser mais pour mobiliser. Il ne faut pas flancher, ni reculer"

  "Le président de la République souhaite que nous allions
vite et je crois qu'à la mi-mars ou au plus tard à la fin mars
nous aurons bouclé les éléments qui constituent le pacte sur le
plan économique", a-t-il dit sur France Info. 
    "En même temps, il faut que le dialogue social s'engage",

"Le président de la République souhaite que nous allions vite et je crois qu'à la mi-mars ou au plus tard à la fin mars nous aurons bouclé les éléments qui constituent le pacte sur le plan économique" a indiqué Jean-Marc Ayrault. "En même temps, il faut que le dialogue social s'engage". Le Premier ministre a également affirmé qu'il n'y aurait "pas d'impôts supplémentaires".

 

Rumeurs de remaniement : "Ça me fait sourire"

"Le président de la République a décrit ce qu'il fallait faire. Moi j'anime la majorité parlementaire chaque semaine. Les spéculations, je les renvoie au bon sens...Lorsque le président de la République fixe un cap, c'est pour qu'il réussisse. Et moi je suis là pour qu'il réussisse parce que je suis au service de la politique de la France." Et il relativise : "Quand je pense aux difficultés de ma mission, elles sont très faibles par rapport aux difficultés que ressentent les Français".

Ukraine : "Tout faire pour retrouver la voie du dialogue"

"J'espère qu'une décision forte de sanctions graduelles ciblées sera prise" a affirmé Jean-Marc Ayrault.  "Je crois que ce qui sera privilégié par les Européens, et c'est une bonne chose, c'est de tout faire pour retrouver la voie du dialogue." Et il estime que l'Europe a un rôle à jouer"Comment peut-on laisser aux portes de l'Europe un pays qui a voulu accéder à la démocratie s'enliser dans un processus de violences?

A LIRE AUSSI ►►► Les principales déclarations de Jean-Marc Ayrault sur France Info