À Fukushima Daichi, trois ans après la catastrophe

Cinq jours à la une mardi 17 décembre 2013
À Fukushima Daichi, trois ans après la catastrophe

C'est harnaché d'un masque et de chaussons de sécurité, depuis un bus que l'on
peut parcourir la centaine d'hectare de ce site nucléaire. "Il ne faut
pas prendre en photo ces containers
", précisent les responsables de
TEPCO qui organisent la visite.

Ce
que l'on voit immédiatement ce sont les mille réservoirs gris qui ont été
construits pour stocker l'eau qui sert à refroidir les réacteurs. Pour
l'instant, il y a 300.000 m3 d'eau stockée sur place
mais TEPCO prévoit de doubler cette capacité encore d'ici 2015. Même s'il ne
sait toujours pas comment s'écoule l'eau des réservoirs jusqu'en contrebas sous
les bâtiments réacteurs.

Depuis plus de deux ans, dans une cellule de crise, située sur les hauteurs de la
centrale, des dizaines d'agents scrutent sur six grands écrans ce que leur
indiquent les caméras de surveillance. Trente cinq mètres plus bas, au bord de
l'eau, il y a ceux qui vont chaque jour travailler près des bâtiments qui ont
explosés et où la radioactivité peut en quelques heures atteindre une dose
fatale.

4.000 personnes travaillent chaque jour sur le site 

Quelque 4.000 personnes surveillent le site © / IRSN Recoquillé-Bression

"Au
début il y a eu un peu de confusion parce que les travaux étaient compliqués.
Souvent, on les faisait pour la première fois. Maintenant nous avons mis en
place des meetings et des enseignements même pour les entreprises sous
traitantes
", explique Keiichi Yoshida, responsable des plannings chez
TEPCO.

Il
faut dire que chaque jour 4.000 personnes travaillent sur ce site dont une
centaine d'entreprises sous traitantes. TEPCO commence  même à manquer de bras et devrait d'ailleurs
reprendre des recrutements massifs dès l'an prochain.