Aliments importés : alerte dans nos assiettes !

La revue de presse par Jean-Christophe Martin jeudi 15 août 2013

Le Caire, une ville "en état d'urgence", une ville "en état de guerre", dit le correspondant du Parisien / Aujourd'hui en France, qui raconte de l'intérieur l'intervention des forces de l'ordre contre les partisans de l'ancien président Morsi. "La capitale s'est embrasée, comme aux heures les plus brûlantes de la révolution, en février 2011".

Chassés par les bulldozers et les blindés, les manifestants se sont retrouvés "pris au piège dans des ruelles cadenassées par la police", certains écrivant alors à la va-vite sur leurs bras leur nom et le numéro de téléphone d'un proche à contacter... au cas où ils mourraient sous les balles.

Le bilan, on le connaît : plus de 300 morts. "Un désastre humain et politique", dit le Parisien, qui évoque aussi les conséquences de la Révolution sur le tourisme, première source de devises en Egypte.

C'est simple, les Français désertent. Au Caire, les excursions sont annulées depuis longtemps; début juillet quelques tours-opérateurs maintenaient encore les séjours en mer Rouge, depuis la plupart ont tout arrêté.

La colère des employés des fast-foods américains

3 jours de grève depuis la rentrée dans un secteur où pourtant la culture syndicale est inexistante : Libération (dans son numéro double des 14 et 15 août) se penche sur l'émergence d'un mouvement social inédit.

"Les révoltés du burger" réclament avant tout un doublement du salaire minimum aujourd'hui fixé à 7 dollars 25 de l'heure (environ 5 euros 45).
Jonathan, employé d'une chaîne de la banlieue de Detroit, raconte qu'il est payé l'équivalent de 450 euros par mois pour 19 heures de travail par semaine, de nuit, et que ça ne lui donne même pas droit à l'assurance maladie.

Lassés de vivre dans les foyers pour sans abris ou dans leur voiture, lassés de devoir cumuler deux ou trois emplois pour s'en sortir, ces précaires commencent à s'organiser mais l'industrie du fast-food, elle, ne bouge pas.  

Libération raconte que pour l'instant Mc Do et Burger King se sont contentés de quelques communiqués de presse : nos salaires s'alignent sur ceux de la restauration ont écrit les deux géants du burger, et n'oubliez pas que nous avons permis à des millions d'Américains d'entrer dans la vie active. McDonald dont les marges ont augmenté de 135% entre entre 2007 et 2011.

Les "contrats zéro heure" des fast-foods en Angleterre

Notamment, dit Libération, en raison des contrats dits "zéro heure"...
Contrats qui ne précisent aucune durée de travail minimum mais qui imposent au salarié une disponibilité totale : à lui d'attendre que son patron lui demande de venir travailler.

Les horaires (et la paye) varient souvent d'une semaine à l'autre, les signataires n'ont droit ni aux congés payés ni aux arrêts maladies. Impossible dans ces conditions de faire un emprunt pour acheter une maison, dénonce un syndicaliste, ni même "de prévoir son budget pour le mois".

En Angleterre, 90% des 92 000 salariés de McDo sont sous "contrat zéro heure" et la liste des entreprises concernées ne cesse de s'allonger. Même Buckingham Palace impose ce régime aux 350 personnes embauchées cet été pour accueillir les visiteurs.

Dans le journal, les patrons britanniques assurent qu'en temps de crise, cette ultraflexibilité permet de "stabiliser l'économie", de "créer des emplois".

Mais face à la grogne qui monte... Le gouvernement de David Cameron a promis de recenser tous les contrats "zéro heure" appliqués dans le pays.

Etat d'alerte dans nos assiettes

Enquête passionnante et très documentée dans l'Express sur les dangers des aliments importés.
Longtemps, dit l'hebdomadaire, nous avons été heureux sans le savoir. La volaille s'élevait à BRESSE, les pommes normandes avaient du goût et le poisson se ramassait dans les filets bretons. Aujourd'hui, les groupes alimentaires sous pression vont chercher toujours plus loin, toujours moins cher. Au risque de perdre le contrôle sur les procédés de frabrication.

Prenez par exemple une pizza dans une grande surface... Une pizza, c'est 60 ingrédients différents dont un grand nombre vient de Chine. Même son fabricant ne sait pas s'il y a des pesticides dans l'origan ou si le jambon est gavé d'antibiotiques. Il ne le sait pas, ou parfois, il ne veut pas le savoir. D'un bout à l'autre de la chaîne, les fraudes sont souvent indétectables, les contrôles trop peu nombreux, et les sanctions inexistantes.

Résultats, ces derniers mois, plusieurs centaines d'Européens et d'Américains ont attrapé une hépatite A en mangeant des fraises et des fruits rouges surgelés. Tout simplement parce que les paysans qui les avaient cueillis au Chili et au Vietnam avaient la maladie.

Récemment les services français de la Répression des fraudes ont trouvé de l'arsenic dans 6 échantillons de riz sur les 7 qu'ils avaient analysés. Et du mercure dans des filets d'espadon en provenance d'Equateur. Des exemples comme celui-ci, il y en a des dizains dans l'enquête de l'Express.

Des vagues de chaleur de plus en plus fortes

Un phénomène inévitable ces 30 prochaines années, "quels que soient les efforts déployés pour limiter les émissions de gaz à effet de serre".

Cette étude scientifique de l'Environmental Research Letters est relayée notamment par le Monde.fr qui rappelle qu'en 2020, les vagues de chaleurs exceptionnelles, comme celles qui ont frappé l'Europe en 2003 ou les Etats-Unis en 2012, devraient toucher deux fois plus de territoires, soit 10 % de la surface terrestre du globe.

En 2040, 20 % des terres de la planète seront touchées.