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L’éducation, axe de campagne

le Lundi 27 Février 2012 à 07:15
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Suppressions ou augmentations de postes d’enseignants, autonomie des établissements, lutte contre l’échec scolaire, évaluation des élèves, depuis le lancement de la campagne l’éducation est en tête des programmes des candidats à la présidentielle. Célia Quilleret est allée enquêter dans deux collèges, à Saint-Denis en banlieue parisienne et à Marseille.

Le collège Sylvain Menu à Marseille © Radio France - Célia Quilleret

Le collège Iqbal Masih à Saint-Denis fait partie du dispositif "Ecoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite" (Eclair) qui vise à faire venir des professeurs chevronnés dans des établissements considérés parmi les plus difficiles du pays. Le collège Sylvain Menu lui, est un établissement favorisé situé dans le neuvième arrondissement de Marseille. D’un côté comme de l’autre, les inquiétudes se généralisent.

Dans toute la France, des petites communes rurales aux grandes villes, la colère gronde dans le monde enseignant. Motif : les 80.000 postes supprimés dans l’Education nationale pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Les régions les plus touchées par les postes supprimés, le Nord-Pas-de-Calais et le Limousin sont en pointe des luttes depuis plusieurs semaines. Des enseignants d’un collège des Hauts-de-Seine sont allés jusqu’à écrire au "président" et "candidat" pour dénoncer ces suppressions de classes et postes d’enseignants. "Nos élèves qui n’ont pas encore le droit de vote et qui constitueront bientôt l’avenir de notre nation, sont les premières victimes de cette amputation de moyens", écrivent-ils.

Réponse de l’intéressé à la veille du lancement de sa campagne : "dans la situation financière qui est la nôtre, nous devons et nous pouvons, dans l’Education nationale comme dans les autres services de l’Etat, faire mieux avec les mêmes moyens et ce n’est pas impossible". Son projet éducatif est donc largement inspiré du programme libéral de l’UMP. Dans son viseur : le collège. Car selon Nicolas Sarkozy, "il n’est pas normal que le collège actuel prépare exclusivement à l’enseignement général". Le candidat privilégie "deux pistes de réflexion" pour une réforme des collèges. D’abord un "recentrage des classes de 5e et 6e sur les enseignements fondamentaux", suivi d’une introduction de la formation en alternance dès la 4e. Sans oublier d'appliquer au collège une réforme sur l'autonomie des établissements, à l'instar de ce qui a été fait pour les universités.

La gauche qui déplore le renforcement des inégalités à l’école recueille forcément l’adhésion du monde enseignant. Les enseignants voteraient à 46% pour le candidat socialiste François Hollande si le premier tour de la présidentielle devait se dérouler dimanche 26, selon un sondage Ifop publié dans Le Monde. La proposition du candidat socialiste de recréer 60.000 postes sur le quinquennat pour un coût de 500 millions d'euros par an remporte l'adhésion de 70% des personnes interrogées. Moins de succès en revanche pour sa proposition d'évaluations "indépendantes" des élèves, la fin de la semaine de quatre jours ou le retour de l'année en alternance pour la formation des enseignants.

Pour la gauche comme la droite l'enjeu est de taille : redonner le goût de l'enseignement. Entre 2004 et aujourd'hui, le nombre d'inscrits au Capes a chuté de 70% selon le SNES.

Le collège Iqbal Masih à Saint-Denis © Radio France Célia Quilleret

 

 

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Vos réactions sur cette info
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Marie Chantal Dumas (anonyme),
Vote(s) 214
Bonjour, Pouvez-vous me donner le nom de la sociologue qui est intervenue dans votre reportage et si elle a écrit un livre ou un article sur le sujet. Par avance merci