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Plus d'un quart des universités françaises sont en déficit

le Mercredi 11 Juillet 2012 à 20:30 mis à jour le Jeudi 12 juillet à 07:55
Par Clara Beaudoux

La nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur entend "corriger" les réformes du précédent quinquennat, notamment la loi LRU d'autonomie des universités, mise en place il y a cinq ans. Depuis deux ans, 23 des 83 universités françaises sont en déficit.

Il s'agit de "corriger" les réformes du précédent quinquennat. Voilà en quels termes la ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a annoncé le lancement d'Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche. Celles-ci se traduiront par une consultation entre juillet et septembre, des assises territoriales en octobre, nationales en novembre puis un rapport en décembre.

Le but du nouveau gouvernement est notamment de corriger la loi LRU sur l'autonomie des universités, en vigueur depuis cinq ans. La quasi-totalité des 83 universités françaises sont déjà passées à l'autonomie depuis. Mais 23 d'entre elles accusent un déficit pour la deuxième année consécutive. Parmi elles, l'université de Strasbourg, érigée en exemple par le précédent gouvernement, ou encore les grandes universités scientifiques parisiennes Pierre et Marie Curie ou Diderot. "On connaît les raisons : le transfert des compétences et de la masse salariale s'est fait dans les conditions insatisfaisantes, les nouvelles gouvernances ont été confrontées à des appels d'offres frénétiques", explique Geneviève Fioraso.

Pour sortir les universités du rouge, la ministre évoque "des rééquilibrages à l'intérieur d'un budget, même s'il est contraint" ou de possibles mutualisations, par exemple de masters, au nombre de 3.000 actuellement. "Quand on voit les milliards d'euros depensés pour le crédit impôt recherche, qui partent dans la nature, oui il y a des rééquilibrages à faire", confirme Emmanuel Zemmour, président du syndicat étudiant Unef. 

Les difficultés financières des universités se confirment après la loi sur l'autonomie du précédent quinquennat, Célia Quilleret  
 

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Par Clara Beaudoux
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Roger Leclair (anonyme),
Précision : je ne suis pas contre le rehaussement du niveau des universités françaises, tant s'en faut, et je suis même en faveur d'une certaine sélection à l'entrée, notamment dans les facultés "professionnelles" (droit, médecine, par ex.). Pour l'égyptologie, l'assyriologie ou l'archéologie, c'est autre chose : ces passionnés le sont tellement qu'ils se sélectionnent eux-mêmes...
Avatar de anonyme
François (anonyme),
Bref, les socialistes sont repartis dans leur spécialité: L'acharnement thérapeutique... D'accord avec l'intervenant précédent à propos du bac. Tant qu'il n'y aura pas de sélection à l'entrée des universités, ( p
Avatar de anonyme
George a tout dit.
Avatar de anonyme
George (anonyme),
Oui les Universites Francaises sont en deficit et malheureusement pas d'argent seulement... Avec un bac a 80% de reussite donc beaucoup d'etudiants, aucun filtre a l'entree et des droits d'inscription derisoirement bas, les Universites Francaises sont dans un etat lamentable materiellement et En crise intelectuelle. Cela entraine deja la fuite vers l'etranger des meilleurs Professeurs... Mais ca il est interdit de le dire... Dans un pays gouverne depuis si longtemps par les enarques et autres "elites" issues des grandes ecoles, l'Universite Francaise est meprisee par la classe politique. Oh bien sur on ne manque pas de belles paroles comme toujours.... Mais sur le fond c'est l'abandon. Le probleme, c'est qu'au niveau international les grandes ecoles n'existe pas, seul les Universites existent. Le systeme Francais des grandes ecoles est au niveau international une abberation, une sorte de relicat de l'epoque Napoleonienne qui nesert plus qu'a auto-entertenir une classesociale dominante. Avec un President issue de l'ENA cela ne risque pas de changer et les Universites francaises vont devoir continuer dans l'indigence.
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