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Numérique : état des lieux dans les classes de France

le Lundi 3 Septembre 2012 à 10:16 mis à jour le Mardi 4 septembre à 11:35
Par Clara Beaudoux

Quelque 12,12 millions d'élèves font leur rentrée des classes mardi. Alors que le numérique semble omniprésent dans leur vie quotidienne, qu'en est-il dans les classes ?

D'Internet aux smartphones en passant par les réseaux sociaux et les consoles de jeux, les élèves d'aujourd'hui vivent au quotidien dans un environnement numérique. Adapter la pédagogie à cette nouvelle génération, voilà l'enjeu des Tice : les Technologies de l'information et de la communication pour l'éducation.

Seuls 21% des enseignants utilisent les Tice au moins une fois par semaine avec leurs élèves, selon le ministère de l'Education, alors que 97% estiment que cela permet d'améliorer la qualité pédagogique de leur enseignement. 

"Pour lutter contre les échecs scolaires et l'absentéisme, il faut lutter contre l'ennui à l'école avec de nouvelles pédagogies", qui passeront par les outils numériques, explique Jean-Michel Fourgous, ancien député, maire d'Elancourt (Yvelines), auteur d'un rapport parlementaire sur les Technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement en 2010.

"Les talents de demain ne peuvent pas être formés avec les méthodes d'hier" - Jean-Michel Fourgous  

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Un ordinateur pour 2,7 lycéens 

Le matériel le plus répandu dans les classes est bien sûr l'ordinateur. Mais selon le type d'établissement, on constate que le ratio nombre d'élèves par ordinateur varie considérablement : de 1 ordinateur pour 23,9 élèves en écoles maternelles, il passe à 1 ordinateur pour seulement 2,2 élèves en lycées professionnels (LP). Entre les deux, on trouve dans l'ordre les écoles élémentaires (1 pour 9,9 élèves), les collèges (1 pour 5,2) et les lycées d'enseignement général et technologique (1 pour 2,7), selon les chiffres publiés par le ministère en 2012

De plus en plus d'"environnements numériques de travail" 

Les services en ligne dans les écoles, collèges et lycées, se développent. Des "environnements numériques de travail" qui permettent de retrouver sur un site dédié le "cahier de texte", les notes des élèves ou encore leur emploi du temps. Selon le ministère de l'Education, pour le cahier de texte de la classe par exemple, 70% des lycées en disposent, 60% des lycées professionnels et 60% des collèges.

Les tableaux interactifs à la peine

Les tableaux interactifs (TNI ou TBI) et les classes mobiles (qui permettent de déplacer les outils multimédias dans une salle non équipée), eux, peinent à se généraliser. En moyenne, le nombre de TNI/TBI s'élève seulement à 0,3 pour 100 élèves dans le second degré, même si près de 80% des lycées et près de 60% des collèges en possèdent au moins un.

La France en retard en Europe

Depuis les années 70, les plans se sont multipliés pour développer le numérique au sein des écoles françaises. Mais la France accuse toujours un certain retard par rapport à ses voisins européens. Selon la Mission Fourgous (2010), la France se situe :

  • au 8e rang européen pour l'équipement de ses établissements secondaires en ordinateurs
  • au 12e rang européen pour l'équipement de ses écoles en ordinateurs
  • au 12e rang européen pour la connexion de ses établissements scolaires en haut débit
  • au 24e rang, au niveau européen, pour ce qui est de l'accès à l'outil numérique et sa maîtrise dans un contexte pédagogique

Numérique : la France et ses voisins européens © IDÉ

Par Clara Beaudoux
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
L'outil informatique n'est qu'un moyen de faire passer le savoir... Il ne reflète en aucun cas la qualité de la pédagogie mise en œuvre, c'est de la poudre aux yeux. Faire un cours c'est être capable de décomposer une notion complexe en une succession d'étapes élémentaires, qui ce doivent d'être ponctuées d'exemple, d'exercices et de remédiations. Certaines matières sont plus propices que d'autres à l'usage d'un tableau interactif et de l'informatique en générale, notamment les sciences comme la physique, la technologie ou les SVT et encore, est ce bien toujours nécessaire ???? L'investissement d'un tableau interactif entre 2000 et 3000 euros, + 300 euros d'ampoule tous les 2 ans, sans compté le changement des ordinateurs tous les 4 à 5 ans (tous fabriqués en chine)... Est ce bien raisonnable ??? Sachant qu'il faut en plus du personnel technique pour l'installation et la mise en œuvre des réseaux (souvent en nombre insuffisant), nous devenons des esclaves de notre technologie. Avec une craie et un tableau nous n'avons comme limite que la volonté et l'imaginaire, et ça ne coûte pas grand chose. Maintenant si les cours doivent ressembler à des séances de "c'est pas sorcier", pour ce prostituer à la facilité... C'est oublier que dans la vie l'effort reste la seule règle pour s'en sortir, et qu'il faut aussi accepter que l'on ne puisse pas zapper, ni surfer sur les connaissances.. Veut on faire de cette nouvelle génération des handicapés de l'effort, des caractériels en cédant à la facilité ? Ou accepter que certaines méthodes dites "ancestrales", ont réussit malgré tout à placer notre pays au 5 ème rang mondiale et à le maintenir dans cette compétition infernale, qui ce n'est pas le cas du Danemark, de la Finlande ni de la Grande Bretagne.
Avatar de anonyme
france (anonyme) @ manu38 (anonyme),
Bonjour, je suis professeur d'anglais dans un collège lambda. Je comprends votre réaction car elle répond au commentaire déplacé de jean-michel fourgous sur le fait que les nouvelles technologies à l'école serviraient à lutter contre l'ennui en classe. La technologie ne peut pas palier la pédagogie, c'est évident, mais elle constitue un outil précieux de saisie des données et de diffusion instantanée pour tous. Quelques exemples: à chaque conseil de classe/ conseil d'administration, les parents se plaignent à juste titre du poids des cartables: avec un outil numérique les professeurs peuvent projeter le manuel au tableau et faire des activités avec tous les élèves en même temps. En outre, les ordinateurs peuvent servir aux élèves qui ont des difficultés à écrire; ensuite,un ordinateur par élève permet des travaux de recherche et de synthèse sur internet. Il est à noter de toute façon que dorénavant tous les élèves de collège ont à passer un 'brevet informatique et internet' à l'issue de la troisième, il est donc nécessaire que des ordinateurs en nombre suffisant soient à disposition. Enfin, une classe qui serait équipée de lecteurs/enregistreurs numériques individuels me permettrait de contrôler et d'évaluer tous les élèves à l'oral en continu (parler plus d'une minute) beaucoup plus souvent et bien plus efficacement. Les professeurs des autres matières me rejoindront en parlant des utilisations qu'ils feraient des tni (tableaux numériques interactifs). Oui, vous avez raison, on s'en sort très bien avec un tableau noir et une craie mais tout dépend les capacités que l'on souhaite développer chez les élèves: pour leur faire apprendre par coeur 'My tailor is rich', en effet, pas de problème.
Avatar de anonyme
Les enfants passent déjà en moyenne plus de deux heures par jour devant la télévision, à quoi il faut ajouter le temps devant l'ordinateur et on voudrait encore leur rajouter des écrans en masse à l'école. Le numérique peut bien sûr être utilisé avantageusement, mais ce n'est qu'un moyen et il ne constitue pas un enseignement miracle. Projeter une image avec un système informatique ne la rend pas plus intéressante que si l'on utilisait une diapositive. Cet engouement pour le numérique est erroné et consiste à prendre un outil, qui a ses avantages et ses inconvénients, pour le Saint des Saints. Je trouve cela risible. Quant à intéresser les élèves, je pense que si la seule façon d'intéresser une classe est d'agiter la carotte d'un film ou d'un écran, alors il y un problème avec la classe. Ces "Tice", pour reprendre un terme qui se veut savant mais qui veut simplement dire informatique, sont un effet de mode, et risquent de conduire à une utilisation de l'informatique même dans les cas où c'est inutile, voire préjudiciable à l'enseignement, ce qui serait un gâchis pédagogique... et énergétique. Je précise par ailleurs que j'ai 22 ans et que je maîtrise tout à fait l'outil informatique.
Avatar de anonyme
L'informatique à l'école, d'accord à 100%...1000%...!! Je suis même prêt à faire des dons. J'ai 3 enfants, maintenant ils ont 10-13-16ans. Ils ont tout les 3 un pc chacun (que je monte toujours entièrement moi-même). Je les gave d'informatique depuis tout petit et ils adorent ça. Leur devoir en plus des traditionnels, je leur montre la version numérique. Les livres qu'ils ont à l'école, ils les ont aussi en PDF (petit prince et tout ça). Les livres d'histoire soit en PDF ou par internet pour compléments d'informations, la Géographie, Encarta, etc.... L'ordinateur est omniprésent, toujours en train de chercher ou de regarder quelques chose. Quand quelques chose leur semble pas clair ils m'appelle. Je leur dit parfois que quand je suis là ils m'appelle sans problème, mais que si un jour je suis pas là (un jour plus du tout) ils ont les dictionnaires en ligne. Mon rêve? zéro papier!! uniquement que pour se torcher. Bonjours Bill Gates adieu Gutemberg...tu nous a rendu un grand service quand même. La tablette avec le journal ou magazine sur l'écran je l'ai rêvé y a 20 ans et elle est arrivée exactement comme telle...enfin presque je la voyait moitié plus grande. Je parle du principe et de la forme générale, maintenant j'y connais rien en électronique ou en résistances. Je part du principe que tout ceux qui s'y mettent pas seront déconnecté de leur temps, à l'instar de leurs grand parents 69 et 73ans (mes beaux parents). Pas de téléphone portable, pas de pc, pas d'internet donc pas de FAI, toujours avec leur magnétoscope toshiba à enregistrer la télé. Une fois pépé il me demande si j'ai pas ...quelques cassettes à lui prêter. J'ai dut mettre ma main sur la bouche pour qu'il voit pas que je pouvait pas n’empêcher de rire. Bref je tiens pas du tout que mes gosse soient comme eux ou même la moitié d'eux c'est à dire s'y connaissant vaguement et soient paumés sur leur propre planète.
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