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C'était mieux avant ?

le Dimanche 25 Novembre 2012 à 12:15
  • 10 commentaires
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Pour l'historien Pierre Nora, la science historique est entrée dans l'ère des fragments... il y a eu rupture entre le présent, le passé et l'avenir, dont on savait naguère plus ou moins ce qu'il serait. L'avenir est obscurci et symétriquement le passé.

Michel Serres et Michel Polacco se demandent si c'était mieux "le bon vieux temps".

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Par certains côtés, Michel Serre a raison. Sur la question de l'espérance de vie ou des guerres par exemple... son argument n'est pas très différent de celui de Steven Pinker qui dans "the better angels of our nature" analyse que jamais dans l'histoire de l'humanité nous n'avons eu une probabilité aussi faible de mourir assassiné par un autre humain. Mais le discours de Michel Serre nécessairement court pour correspondre au format radiophonique est trop vague sur les époques et les arguments. Les baby-boomers n'ont pas plus connu la guerre que leurs enfants, mais ils ont eu droit à une nature non-polluée, au plein emploi, à la progression de carrière, et aux méthodes de management japonaises qui encourageaient le bien-être tout en dilapidant l'argent de notre pays. Les jeunes d'aujourd'hui sont obligés de faire des études longues avec des perspectives sombres et doivent payer les pots cassés.
Avatar de anonyme
citation (anonyme),
Dommage que les podcasts ne reprennent pas l'intégralité de ce qui a été dit dans les émissions. A la radio la discussion se terminait avec une citation choisie par Michel Serres. Je ne me souviens plus de qui elle était ni les termes exacts, seulement le sens à propos de l’extrémisme. J'aurais aimé la retrouver mais elle n'est pas enregistrée.
Avatar de anonyme
Algault (anonyme),
Ah ! Qu'il est d'agréable d'entendre de telles choses ! Certes, intuitivement, en filtrant les infos de manière partielle, partiale --et inconsciente-- il est certain que l'on pense "c'était mieux avant". Il suffit d'écouter ce qui se répète en boucle autour de nous. De mon temps, de mon temps, de mon temps.... Ben, oui, on le sait, de ton temps, c'était mieux. Depuis que l'écriture existe on a retrouvé des textes, de surcroit pas écrits par les plus bêtes, qui ânonnaient : "de mon temps, de mon temps..... Même platon dans un texte qui tourne régulièrement sur internet fustigeait déjà la jeunesse de l'époque car elle n'écoutait pas les anciens (déjà corrompue par les jeux vidéos et les tablettes tactiles, certainement). Et combien se sont plaints "qu'il n'y a plus de saisons", variante populaire et simplifiée de l'ânerie globale "de mon temps....". Qu'un philosophe prenne le temps de réfléchir à cette assertion populaire et lui torde le coup en démontrant, exemples à l'appui, son inanité est une chose extraordinaire. Que d'autres, n'ayant pas écouté, reprenne immédiatement la litanie ancestrale en commentaire est tout bonnement stupéfiant. Michel serres s'est posé un certain nombre de questions, très précises, très pointues de part leur intitulé (la paix, la difficulté physique au travail, la santé, la cause des femmes etc...) et par leur situation dans l'espace (l'europe de l'ouest et même simplement la france). Il a répondu à cela et à rien d'autre. Certes le discours politique nous a déshabitué de cette rigueur. La politique embrasse tout de manière floue et donne des solutions mondiales et définitives à des problèmes ni compris, ni cernés. Avec le succès que l'on connait. Bien sûr que nous ne vivons pas un âge d'or mais michel serres a-t-il affirmé que nous vivions un âge d'or ? L'espèce humaine, en 100 000 ans d'existence a-t-elle déjà vécu un âge d'or ? Non, nous vivons une époque très difficile avec son cortège de malheur, mais quelle époque n'a pas été très difficile ? Peut-être les années de mes 20 ans qui, avec le recul, me paraissent insouciantes. Toujours est-il que j'étais beau, je séduisais et je n'avais mal nul part. Bien sur que tout ceci n'est pas vrai mais j'en ai bel et bien l'impression. D'où le problème. Prendre des petits bouts de vie réelle actuelle, manifestement et réellement négatifs, qui ne sont pas entrés dans le champ d'investigation du philosophe et s'en servir de façon sempiternelle pour replacer les minuscules "c'était mieux avant..." de la "pensée ordinaire", le tout de façon quasi-incantatoire, me semble curieux. Ce cher Michel aurait-il pissé dans un violon ?
Avatar de anonyme
GAUTHIER MICHELg (anonyme),
moi je pense , à tort peut étre , que le progrés actuel ; télévision,portables , automobiles etc , nous a rendu beaucoup plus malheureux que cinquante ans auparavant , gauthier m
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