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Le numérique à l'école: un voeu pieux ?

le Jeudi 5 Septembre 2013 à 17:17
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L'Education nationale veut se mettre à l'heure d'Internet. C'est l'un des chantiers du ministre Vincent Peillon. Et il y a du boulot. 

 

Le tableau numérique n'est présent que dans 10% des écoles françaises © Maxppp

L'Education nationale dans son ensemble n'a pas fait le grand saut du 2.0. Aux Etats-Unis par exemple, près de la moitié des classes de primaire disposent de tableaux numériques contre un peu plus de 10% en France. Et selon plusieurs rapports (OCDE, Haut conseil de l'éducation) la France accuse un certain retard en termes d'équipements technologiques.

Jean Zeid et Catherine Pottier reçoivent Catherine Bizot, inspecteur général et directrice de projet de la mise en oeuvre de la stratégie numérique au ministère de l'Education nationale et Rabert Kachaner, professeur de Français dans le Val d'Oise

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vostok24 (anonyme),
Pourquoi ne pas faire comme dans certains pays (l'Allemagne par exemple) où les élèves arrivent avec leur propre ordinateur portables (pourquoi pas tablette maintenant) ? Au lieu d'investir dans des centaines d'ordinateurs et leurs coûteuses licenses et maintenances, les écoles devraient mettre l'accent sur des serveurs plus performants (avec connections Wifi ou câblées), et se servir de logiciels libres.
Avatar de anonyme
Intéressant ce dialogue... Parce que justement on a l'impression que les deux interlocuteurs ne parlent pas de la même chose ou, si c'est le cas, qu'ils ne mettent pas les mêmes choses derrière une situation donnée. Professeur moi-même, utilisant les technologies numériques et étant formateur en ce domaine, ce qu'on constate sur le terrain c'est une envie de beaucoup de collègues de franchir le cap... à partir du moment où le matériel est là, installé et qu'il fonctionne (c'était déjà le cas il y a 25 ans quand sont arrivés les rétroprojecteurs...). Le problème c'est pour faire quoi ? Le collègue de français n'a pas vraiment pu développer ce qu'il faisait avec son TNI... A l'écouter, ça ressemblait à une utilisation d'un tableau classique mais juste un peu plus technologique (on peut écrire... et effacer...). On touche là au vrai problème : utiliser des appareils numériques ultra-modernes n'a de sens que si c'est un plus réel, c'est-à-dire quelque chose qui permet aux élèves de progresser... Sinon c'est du gadget ! Beaucoup de mes collègues se servent de manuels numériques. Quel est leur intérêt ? Mieux voir les documents ! C'est bien, mais c'est quand même limité. Ce n'est pas parce que vous voyez mieux que vous comprenez mieux. Si vous avez un TNI, vous pouvez pour analyser un tableau dégager les lignes de fuite, entourer des personnages, faire apparaître les plans... mais vous pouvez aussi le faire sans le TNI avec un simple powerpoint bien réalisé (ne faudrait-il donc pas plutôt aider les enseignants à créer les outils dont ils ont besoin en fonction de leur public ?). Car le problème perdure dans la création d'activités dans lesquelles l'ordinateur est un vrai plus, où il aidera l'élève, le guidera (le TNI c'est un tableau... Les élèves de lycée, inhibés par le regard des autres n'y viennent pas plus volontiers... en primaire, cet enthousiasme s'émoussera vite). Il y a donc confusion entre le matériel et le logiciel, entre le contenant et le contenu. C'est sur le contenu que doit porter l'effort, sur des "produits" pouvant "tourner" sur des ordinateurs normaux, comme on en trouve dans tous les collèges et lycées et qui souvent rament face à des ressources trop gourmandes, trop lourdes pour eux ou qui n'ont pas les bons plug-in pour fonctionner. Faire plus simple, plus général et plus efficace, voilà ce qui devrait guider l'action de tous. Inutile d'avoir des produits pédagogiques clinquants qui seront chers à l'achat par les établissements, ne pourront s'installer que sur quelques postes et ne fonctionneront qu'avec difficulté (développer des applications pour tablettes pourquoi pas mais combien y a-t-il de tablettes dans les établissements ? Dans mon lycée, pas une seule mais il y a plusieurs centaines d'ordinateurs ! Autre exemple, un jour, le réseau ramait tellement qu'une élève a pris son propre smartphone pour pouvoir travailler). Participant à des travaux de création d'activités utilisant les nouvelles technologiques (les TRAAM), je suis assez consterné par ce qui est produit le plus souvent : une transcription informatique d'exercices qu'on trouverait dans les manuels papier ; des activités en pagaille pour les tablettes créées par des professeurs ayant la "classe tablettes" de leur établissement et donc qui ne peuvent servir qu'à eux (alors que le but serait de fournir de quoi orienter tout le monde vers les activités numériques en classe). Bref, comme souvent, la base et le sommet ne se rencontrent pas. Une reste emprisonnée dans des habitudes et attend finalement un manuel un peu plus hightech ; l'autre communique sur des réalisations ayant rarement la possibilité de rencontrer son "public" faute de moyens, d'utilité réelle ou de matériel adapté. Quand on est au milieu de tout cela, c'est vraiment très frustrant.
Avatar de anonyme
FLEURS (anonyme) @ MBS (anonyme),
+ 1 pour MBS La France... mon pauvre Monsieur....La France Eternelle.... Du lamentable à tous les niveaux
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