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L'UFC-Que choisir publie une enquête au vitriol sur les mutuelles étudiantes

le Jeudi 13 Septembre 2012 à 09:16
Par Gilles Halais

Le fonctionnement des 11 mutuelles étudiantes — qui jouent le rôle de "sécurité sociale" des étudiants — a été passé au crible par l'UFC-Que choisir. Résultat : un rapport sans appel et des mises en demeure.

"Les mutuelles ne méritent qu'un bonnet d'âne", dénonce Alain Bazot, président de l'UFC-Que choisir. L'association s'est autosaisie d'une enquête approfondie sur les mutuelles étudiantes, à la suite de nombreuses plaintes d'étudiants. Ces mutuelles sont un passage obligé pour les quelque 2 millions d'étudiants en France, car ce sont elles qui assurent, par délégation de service public, le rôle de "sécurité sociale" étudiante.

Et le verdict de l'UFC-Que choisir est cinglant : l'association dénonce pêle-mêle "l'opacité" qui entoure l'information aux adhérents, les frais de gestion trop élevés (13 %, soit le double de la Sécurité sociale) et les difficultés que rencontrent les assurés pour entrer en contact avec leur mutuelle.
Selon cette enquête, un tiers (180.000) des nouveaux inscrits attendent plusieurs mois avant de recevoir leur carte vitale, et doivent avancer les frais médicaux en attendant. Pour la seule LMDE (principale mutuelle étudiante), plus d'un appel sur deux (55 %) n'aboutit pas, contre seulement 12 % à l'Assurance maladie, souligne encore l'UFC-Que choisir.

90 millions d'euros à économiser

Au final, les complémentaires maladie classiques et celles en ligne seraient en moyenne 20 à 30 % moins chères, et tout aussi efficaces, hormis pour les garanties basiques qu'elles ne peuvent assurer.
Pour l'UFC, l'ensemble du système est à réformer. Et si les CPAM géraient aussi le régime étudiant, l'Etat pourrait économiser quelque 90 millions d'euros chaque année, selon elle.

Après ce zéro pointé, l'association de consommateurs demande aux pouvoirs publics d'agir. Et sans attendre, elle met en demeure les 11 mutuelles étudiantes de supprimer les "clauses abusives" dans leurs contrats : prélèvement obligatoire, délais trop courts pour la déclaration de sinistres et limitation des recours en cas de litige.
Plusieurs mutuelles ont réagi, dénonçant des "chiffres discutables". La LMDE reconnaît toutefois qu'il y a "des éléments juridiques qui sont peut-être à revoir".

Par Gilles Halais
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Folichon (anonyme),
La smerep la honte !!!! dossier renvoyé en totalité pour un document manquant .Carte vitale établie aprés plusieurs mois, remboursements non efectués , dans un même envoi perte de l'ordonnance du remboursement le plus élevé par contre le plus petit est déja remboursé.Relationnel de conseillers zéro !!!!voir agressifs.A fuir !!!!!
Avatar de anonyme
Idem, mon fils est affilié à la LMDE. Catastrophique ! Je ne sais plus où j'en suis sur les remboursements qu'ils me doivent. Et comme ils jouent le rôle de SS ça bloque aussi les remboursement suivants par les mutuelles.
Avatar de anonyme
Mon fils a été assuré à la LMDE pendant un an, nous n'avons pas renouvelé le contrat l'année suivante : erreurs à répétition, remboursements "oubliés", comme par hasard, mauvaise foi, les soins les plus onéreux oubliés comme par enchantement et obligé de les re justifier sans cesse., je me suis même demandé s'il ne s'agissait pas d'une "culture d'entreprise" de gruger les assurés. Mon fils est retourné à la SMEREP l'année suivante, c'est la LMDE qui l'avait "démarché" dans les couloirs de la fac...je leur ai fait une publicité d'enfer, fuir la LMDE, ce sont des escrocs.
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