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Universités : "L'objectif est d'arriver à 50% de bac + 3" (Geneviève Fioraso)

le Mercredi 20 Mars 2013 à 17:41
Par Julien Moch
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Geneviève Fioraso - Réussite des étudiants : "Il faut qu'on se mobilise." © FranceInfo

Sur France Info, la ministre de l'Enseignement supérieur explique que son projet de loi présenté ce mercredi en Conseil des ministres vise à "améliorer les conditions d'une recherche plus attractive". Il s'agit également de favoriser la réussite des étudiants avec un objectif : 50% de bac + 3.

Comment améliorer le taux de réussite des étudiants à l'université ? Pour Geneviève Fioraso, il faut "mieux orienter, mieux informer les familles et former davantage les jeunes". A travers son texte de loi, la ministre de l'Enseignement supérieur veut notamment améliorer la réussite des bacheliers issus des filières technologiques et professionnelles.

"Les bacs pros et technos sont orientés par défaut vers l'université parce qu'ils ne sont pas acceptés vers les sections préparent au BTS pour les bacs pro et vers les IUT pour les bacs technos. Ce qu'il faut faire, c'est les réorienter dans ces filières dans lesquels ils réussissent très bien. Il faut ensuite qu'ils puissent poursuivre les études".

"10.000 intitulés de master, c'est de la folie"

Geneviève Fioraso veut aussi faire du ménage dans les intitulés des diplômes. "10.000 intitulés de master, c'est aberrant, c'est de la folie. Les employeurs ne s'y retrouvent pas. A l'international, on ne s'y retrouve pas".

Hors, "dans une économie et une connaissance mondialisée", il faut être "davantage attractif à l'international". Pour autant, "que nos étudiants, que nos doctorants aillent passer un an ou plus à l'étranger, c'est très bien. Cela leur donne une culture internationale. Mis ce qu'il faut, c'est qu'ils reviennent".

"J'avance sur des projets finançables"

Du côté des syndicats, l'Unef s'est réjouie que "l'intérêt des étudiants est au centre d'une loi". Mais pour son président Emmanuel Zemmour, "on n'arrivera pas à augmenter significativement la réussite étudiante sans s'attaquer à la précarité des étudiants".

Interrogée sur l'allocation d'études sous condition de ressources, l'un des engagements du candidat Hollande pour lutter contre la précarité étudiante, la ministre assure que "nous avons un quinquennat pour y répondre. J'avance sur des projets finançables. Nous avons engagé l'efficacité des bourses et des aides sociales. Il y aura des négociations avec les syndicats d'ici la fin du quinquennat".

Par Julien Moch
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
unpereencolere (anonyme),
"Comment améliorer le taux de réussite des étudiants à l'université ?"...facile ! En respectant nos enfants d'un bout à l'autre de leur scolarité. A partir des petites classes. En leur offrant une éducation qui ne sélectionne pas, qui ne "compétitive pas", qui n'oppresse pas, qui donne les moyens aux profs de faire leur boulot, en effectifs et en structures. Pour arriver en université il faut avoir déjà parcouru le chemin en amont ! En les respectant aussi dans leur développelement, d'un bout à l'autre aussi, d'où l'importance de la question des rythmes scolaires ! En respectant aussi les transmissions dont la société doit être garante. Non seulement au travers du monde enseignant et de ce système énorme, mais aussi au travers des exemples quotidiens qu'elle diffuse : malversations, magouilles, loi du plus fort...et en balayant la drogue de leur chemin au lieu de la lui servir sur un plateau d'argent ! Bref, tout ce que nos dirigeants ne font que faire depuis des siècles. Modèle d'intégrité motivant ? Je me gausse ! unpereencolere
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Coil (anonyme),
Je suis étudiant, et rien ne me dégoûte plus que la mentalité "universitaire française" qui tient quasiment de l'autisme : un enfermement sur un univers bien particulier où chaque adepte de la "branlette intellectuelle" peut jouer à "qui pissera le plus loin" entre universitaires. Mais rien, rien de ce qui est étudié dans les universités n'apporte de réelles contributions à la société actuelle, mis à part conduire les étudiants diplômes droit au Pôle-Emploi. Et un étudiant qui apporte quelque chose de nouveau est systématiquement mis au placard. Le problème des universités françaises est qu'elles conditionnent la pensée plus qu'elles ne la développent, et évoluent dans l'illusion de faire quelque chose d'utile. Une réforme de plus, c'est de la connerie : c'est tout reconstruire qu'il faudrait faire. La France est un pays qui devient une ruine, vivant repliée sur son passé au lieu de s'ouvrir vers l'avenir. Faut pas s'étonner si les étudiants diplômés quittent le pays, et encore moins si les Universités n'attirent pas.
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chris (anonyme),
Comme le ministère de l'éducation nationale qui impose tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi...) à ses agents, le ministère de l'enseignement supérieur ne devrait avoir aucune autorité sur ce sujet. Au nom de quoi, les bacheliers ne pourraient-ils pas choisir leur orientation comme bon ils leur semblent ?!? Le ministère de l'ES va-t-il également imposer des quotas pour les enfants issus du milieu ouvrier...??? Et l'ascenseur social..?!? (et 'l'égalité des chances ?!?' comme dirait notre ancien président). Les séries générales ou les séries technologiques; cela ne veut dire grand chose maintenant, puisque le niveau est globalement faible maintenant....(programmes de bac revus à la baisse dus à des manques de moyens). Un bac technologique peut aussi bien réussir qu'un bac général...même mieux dans certains cas. Tout dépend du tempérament de l'étudiant, de sa capacité d'abstraction, de sa motivation et de la quantité de travail fourni. L'expérience montre en revanche que les bacs professionnels ont énormément de difficultés pour intégrer l'enseignement sup. Ce qui est compréhensible compte tenu de leur parcours. Ceci va donc à l'encontre des propositions du ministère de l'ES
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chris (anonyme),
La ministre de l'ES serait bien inspirée si elle connaissait un peu mieux les besoins du monde industriel. Les diplômes "reconnus" en France sont essentiellement le bac+2 et le bac+5 pour faire court....; ce qui n'est pas le cas pour les pays étrangers. Un étudiant qui a un niveau insuffisant conserve son niveau médiocre. Pourquoi l'autoriser alors à continuer jusqu'au bac+3..???
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