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6.000 emplois d'avenir créés dès le mois de janvier dans l'éducation

le Mercredi 22 Août 2012 à 19:52
Par Marion Bernard

Le ministre de l'Education nationale, en déplacement au rectorat de Versailles, a confirmé ce mercredi la création de 6.000 emplois d'avenirs professeurs : des contrats ouverts aux étudiants boursiers. Une première tentative du gouvernement pour parer à la crise du recrutement chez les enseignants.

Ces nouveaux postes seront attribués selon des critères particuliers : ils sont réservés aux étudiants boursiers en deuxième année de licence, recrutés surtout dans les zones urbaines sensibles. Le contrat ne pourra excéder trois ans, et les bénéficiaires devront s'engager à se présenter aux concours d'enseignants.

Vincent Peillon, ministre de l'Education Nationale, ajoute par ailleurs que ce n'est qu'un début et qu'il se créera d'autres emplois d'avenir professeur dans la durée : "Quand des jeunes font des effort dans ce pays, des jeunes de milieu modestes (...) ils n'ont pas la possibilité aujourd'hui, comme nous l'avons eue, (...) de trouver la main tendue de l'Etat pour leur permettre de progresser. Ils sont obligés de travailler pour faire leurs études. Et ils travaillent tellement qu'ils n'arrivent pas à finir leurs études".

Les emplois d'avenir, mesure présentée ce mercredi par Jean-Marc Ayrault, sont une première réponse du gouvernement pour résorber le chomâge des jeunes peu qualifiés. Le Président François Hollande s'est engagé à en créer 150 000 dans plusieurs secteurs. Ces emplois sont réservés aux jeunes de 16 à 25 ans, avec des embauches en CDI ou CDD d'un an minimum, subventionnés pour la plupart à 75% par l'Etat.

Le projet de loi sera présenté le 29 aout prochain en conseil des ministres. Le texte sera également le premier présenté au Parlement en septembre.

 

Vincent Peillon détaille les critères d'attribution de ces emplois d'avenir dans l'Education Nationale  
 

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Par Marion Bernard
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
sophie) (anonyme),
oui, six ans de suppléances en primaire bac+ 5,environ 40 heures de travail par semaine + vie de famille etc), cela ne laisse pas beaucoup de temps pour préparer un concours dans lequel la maîtrise du français et de l'orthographe compte si peu)..pour gagner le SMIC...voilà comment on paie les intellectuels précaires.
Avatar de anonyme
Inutile: Des emplois pour Bac+5 payés le SMIC, dont l'état prendra en charge (sur quelle durée ?) une partie de ce....salaire. Donc on crée une nouvelle catégorie de travailleurs qualifiés pauvres, à la charge de l'état. Je me permets de vous faire cette remarque, car j'ai fais parti des premiers emplois jeunes de 1998, j'en suis sorti au bout e 16 mois, ceux qui y sont restés, se sont crus intégrés à la société, ont fondés des familles, et....se sont retrouvés sur le carreau 5 ans après ! On nous avait promis une formation, OK: Diplome ( en carton pate) d' AMI, agent de médiation et Information, pas même niveau CAP alors que certains ( moi ) avaient déjà des diplomes > niveau III. Formation invendable, enrichissant seulement des organismes de formation sans programme ni supervision du rectorat, et tout ça à la charge du contribuable. Bon, j'arrete de raler, que l'état sponsorise le travail, que l'on donne des terrains aux minorités de passage en FR, qu'on construise des salles de boxe dans les quartiers pour former notre jeunesse aux confrontations policières, qu'on quadruple les allocs et primes de rentrée scolaire, qu'on instaure une prime au surendettement, des taxes sur ceux qui bossent, qu'on distribue l'épargne ( pas juste ! y'en a qui ont suffisemment de sous pour ne pas le dépenser ! ), bref, tout va bien :)
Avatar de anonyme
BOUHHHH (anonyme),
Voilà résumé ici toutes les idées des socialos pour la crise et le chomage Fabriquer des fonctionnaires et payer les salaires des jeunes. Si dans 5 ans on est pas plus mal que la grèce et bien on aura de la chance.
Avatar de anonyme
Encore une fois c'est bien sur le principe mais pas sur le fond.... Il y a en France des milliers d'étudiants qui travaillent en plus de leurs études car les parents ne sont pas éligibles à la bourse d'étude et pourtant ils n'ont pas les moyens d'entretenir leurs grands enfants sur le long terme! Il y a aussi des dizaines de milliers de professeurs suppléants qui préparent le concours chaque année, assurent correctement leurs remplacements, pointent au chômage quand leur contrat s'arrête et se font traiter comme de vieilles chaussettes quand le rectorat n'a plus besoin d'eux. Et je peux vous assurer que pour accepter de gagner quasiment le smic, gérer sa vie de famille, faire des km pour aller bosser (parce qu'il faut souvent accepter de travailler très loin de chez soi) et préparer le concours, il faut l'avoir la fameuse VOCATION ! Mr le ministre : OUVREZ DES POSTES AU CONCOURS POUR TOUS ! Ces "emplois d'avenir" sont une manœuvre très démagogique et très peu courageuse !
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