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Echec scolaire : 20% d'une classe d'âge décroche chaque année

le Mardi 18 Septembre 2012 à 16:29 mis à jour le Mercredi 19 septembre à 05:00
Par Cécile Quéguiner, Célia Quilleret

Alex, collégien à Anzin, près de Valenciennes, pris en charge... avant le décrochage © Radio France - Célia Quilleret

150.000 élèves quittent chaque année prématurément l'école, sans qualification. Pourquoi une telle rupture? À l'occasion de la 5e journée du refus de l'échec scolaire, France Info vous dévoile en avant-première la dernière enquête de l'Afev auprès de ces "décrocheurs".

Moment charnière dans le parcours des élèves que l'on dit "décrocheurs" : la 3e et la 2nde. Selon l'enquête menée par l'Afev, l'association de la fondation étudiante pour la ville, près de la moitié de ces jeunes ont commencé à ne plus aller en cours lors de ces deux années où l'on atteint en général la fin de la scolarité obligatoire (à 16 ans) et où l'on parle pour la première fois expressément d'orientation. Panique ? Incompréhension ? Sentiment d'abandon ? 92% des élèves interrogés invoquent pour expliquer la rupture un manque de motivation, d'intérêt. 71% affirment avoir "subi" leur orientation en fin de troisième. Et plus de 40% estiment n'avoir été soutenus par personne, malgré leur absentéisme de plus en plus fréquent. 

Redonner du sens à l'école

François Hollande s'est engagé à réduire de moitié le pourcentage d'enfants décrocheurs en France. Mais le chantier est vaste et la problématique complexe : comment redonner du sens à l'école pour ces élèves qui ne veulent plus y mettre les pieds ? Près de Valenciennes, trois collèges ont imaginé un dispositif intitulé Étape, comme Écris ton avenir par l'école. Il s'agit de prévenir le décrochage, avant qu'il ne soit trop tard. Ainsi, dès qu'un élève est exclu, il est pris en charge pendant une semaine par des enseignants, des éducateurs et des étudiants. 

Lutter contre le décrochage scolaire : reportage près de Valenciennes Célia Quilleret 
 

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Alex, élève au collège d'Anzin, a été suivi par ce dispositif. Il explique aisément son échec : "Les profs écrivent trop vite, et quand je leur demande de ralentir, ils ne veulent pas. Et après, j'ai des remarques. A chaque fois, je prends", confie-t-il un rien désabusé. Pourtant, il a repris pied, a désormais un objectif : devenir cuisinier. Au collège de Beuvrages, commune voisine, cet accompagnement également porte ses fruits. Selon la principale adjointe, Céline Sion, il y a deux ans, moins d'un élève de 3e sur deux sortait du collège avec le brevet. 76% cette année. 

Réduire de moitié le nombre de "décrocheurs"

Pour l'Afev, il s'agit donc de multiplier ces expériences d'accompagnement individuel dès l'école élémentaire. L'association plaide aussi pour que l'on travaille sur les tensions au collège, que l'on redonne des perspectives aux élèves et que l'on revalorise le lycée professionnel afin qu'il ne soit plus choisi par défaut. 
Autant de pistes soumises au gouvernement. François Hollande, en campagne, s'était engagé à réduire de moitié le pourcentage de décrocheurs en France. Le PS en a fait un de ses chevaux de bataille pendant ses universités d'été en août dernier. Comment procéder ? Réponse peut-être dans le projet de loi d'orientation que le ministre de l'Éducation Vincent Peillon doit dévoiler début novembre. 


Par Cécile Quéguiner, Célia Quilleret

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Comme le dit Zero, le système scolaire, est inadapté et incompatible avec les besoin des enfants et des jeunes. Il y en a marre de devoir écouter, les cours les motivations des profs, alors que nous, enfants du peuple qui nous écoute... On croirait que la vie scolaire, c'est du travail a la chaine. Mais les élèves, nos enfants ne sont pas du bétail. Ce n'est pas de l’élevage industriel. Il devrait y avoir des cours de paroles, ou profs et psychologues devraient se concerter sur la manière et les méthodes d'enseignement. Quoi de plus lassant pour un enfant d'entendre Ouvre ton cahier, fait l'exercice, on corrige et on écris la leçon... ou est l'expression individuel, ou est l'ecoute de la sensibilité de chancun. Le seul moment ou tu as le droit de t'exprimer dans l'année c'est ton premier jour de rencontre avec un prof. Prend une feuille ecris nom prenon adresse profession des parent, ce que tu veux faire plus tard, si t'as des activités extra scolaire. Et puis terminé.... Tu as ecris sur une fiche, personne ne vient discuter avec toi, c'est pris pour acquis. Mais qui se souci de la sensibilité des enfants ? Hier encore je pensais a cela, lorsque j'ai interne au college, en classe de 3iem, il y avait dans ma chambre un petit 6iem, nous avons sympathiser le premier soir ou nous nous sommes connu. Ils disait vouloir fuguer, partir d'ici, qu'il ne se sentait pas bien. Aujourd'hui j'ai 28 ans et j'ai enfin compris qu'il cherchait a attiré l'attention d'un adulte. Il ne cherchait pas a être expulser, il voulait simplement qu'on entende et remarque sa détresse, au lieu de cela, quand il a fait sa bêtise, il a été expulser de l'école. Mais comment peut on vivre avec cela, avec l'idée de ne pas être venu en aide a un humains qui n'allait pas bien, qui plus est un enfant de 12 ans... Ce système est a l'image de la surproduction des poulets, et d'autre animaux de bétail que nous mangeons chaque jour dans nos assiette. C'est juste honteux !
Avatar de anonyme
Elzbieta (anonyme),
Si "20 % d'une classe d"'âge décroche chaque année" comme l'indique le titre, au bout de 5 ans il ne reste personne...?
Avatar de anonyme
de montaudie (anonyme),
et alors la vraie question c'est que l'on peu apprendre un beau métier sans suivre une scolarité parfois idiote dans laquelle on perd son temps ... c'est la vraie question, l'apprentissage d'un métier, mais on dénigre cette voie..... un cousin est plombier a 18 ans, il gagne 2 800 euros par mois ..... et va surement créer son entreprise
Avatar de anonyme
de montaudie (anonyme),
et alors la vraie question c'est que l'on peu apprendre un beau métier sans suivre une scolarité parfois idiote dans laquelle on perd son temps ... c'est la vraie question, l'apprentissage d'un métier, mais on dénigre cette voie..... un cousin est plombier a 18 ans, il gagne 2 800 euros par mois ..... et va surement créer son entreprise
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