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Cours suspendus dans un lycée professionnel de Paris après des violences

le Mardi 25 Septembre 2012 à 13:53
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Les enseignants du lycée professionnel Théophile Gautier à Paris n'en peuvent plus. Ils ont suspendu leurs cours depuis lundi à la mi-journée. À l'origine de cet arrêt de travail : plusieurs incidents violents dans l'établissement.

Capture d'écran (Google Street View) du lycée professionel Théophile Gautier à Paris

Le premier fait de violence remonte à deux semaines. Le 10 septembre dernier, un élève au comportement inacceptable avait refusé de sortir de la salle de cours avant de proférer des insultes et des menaces. Il se jette ensuite sur le proviseur adjoint, le cognant contre une armoire et tentant de l'étrangler, en pleine classe. Huit policiers avaient dû intervenir pour parvenir à le maîtriser et à le faire sortir de l'établissement.

Deuxième incident, quelques jours plus tard : un enseignant a été  menacé de mort par deux élèves. Les professeurs ont donc décidé d'exercer à nouveau leur droit de retrait.

Clélia Brunel est professeur de Lettres et d'Histoire-Géographie à Théophile Gautier et membre du SNUEP FSU. Elle l'affirme : "les conditions de sécurité ne sont pas réunies à ce jour pour travailler correctement."

Clélia Brunel, enseignante de Lettres et d'Histoire Géographie à Théophile Gautier, membre du SNUEP FSU  

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Les enseignants demandent plus de moyens

Ils demandent au rectorat le dédoublement des heures dans les classes difficiles, des moyens de surveillance supplémentaires, une infirmière à plein temps et le rétablissement du poste de conseiller principal d'éducation perdu l'an passé.

Une délégation du personnel a été reçue au rectorat vendredi mais sans obtenir satisfaction sur l'ensemble des demandes.

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a annoncé mi-septembre son intention de créer, dans "les semaines qui viennent", une "délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire".

Il y a une dizaine de jours, deux actes de violences coup sur coup avaient été relevés dans un collège de Bruxerolles, près de Poitiers.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vote(s) 55
Il faut recréer des maisons de correction autrement on en sortira pas. Séverité et dicipline avec un niveau de tolérance zéro.
Avatar de anonyme
Vote(s) 64
Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg: la plupart du temps les chefs d'établissement étouffent l'affaire, dissuadent les enseignants de porter plainte et s'opposent à toute publication des faits. Au besoin, ils discréditent l'enseignant qui s'est fait agresser. Les parents, qui ont peur des conséquences pour leurs rejetons, font de même (c'est l'enseignant qui a provoqué l'enfant etc ...). Si les parents sont un peu "caïds" eux-mêmes, ils persuadent vite tout le monde de soutenir leur enfant et de lâcher le prof. Dieu, que je suis heureuse de ne plus faire ce métier ...
Avatar de anonyme
Vote(s) 68
"Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a annoncé mi-septembre son intention de créer, dans "les semaines qui viennent", une "délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire"." C'est encore "un fait divers : une gesticulation du gouvernement". Les méthodes sarkoziennes ont encore cours. Où est le changement ?
Avatar de anonyme
Vote(s) 67
ces élèves sauront-ils manifester?
Avatar de anonyme
Vote(s) 72
Il faut des sanctions sévères et expéditives sur de tels actes, suppression des allocations et aides en tous genre aux parents de futurs délinquants. Au lieu de ça on crée des commissions... C'est pas en embauchant des infirmières pour soigner les blessés qu'on va régler ce problème.