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Classement des universités : les Etats-Unis toujours devant, la France à la traîne

le Mercredi 15 Août 2012 à 11:45
Par Mélanie Potet

Sans surprise, les facultés américaines arrivent en tête du classement des universités mondiales (classement de Shanghai) publié mardi par l'université Jiaotong des communications de Shanghai. Difficile de trouver des établissements français dans le "Top 100", présents seulement au nombre de trois. Néanmoins, Paris-Sud, la première université tricolore, gagne trois rangs et se place 37e du classement. Un classement aussi renommé que blâmé.

Dans la grande famille des universités, le diplôme du meilleur établissement est attribué à : l'université américaine Harvard. Sans surprise. Le quatuor de tête du classement de Shangai publié mardi est toujours et uniquement composé d'établissements américains (Standford, Massachusetts Institute of Technology et Berkeley). Par le nombre d'universités présentes dans le "Top 500", la France elle ne parvient pas à dépasser la huitième place, avec 20 universités classées.

La France, mauvaise élève

Parmi ces vingt universités, la première tricolore, Paris-Sud se classe 37e. Une progression de trois places pour le plus grand campus de France. Mais cette avancée ne fait pas oublier le nombre dérisoire d'établissements français inscrits au classement. Malgré les réformes engagées, ils ne sont que trois à figurer dans le "Top 100".

L'université réputée de sciences et médecine Pierre et Marie Curie (42e) qui perd un rang continue de rétrograder. Autre mauvaise nouvelle, l'École normale supérieure (ENS-Ulm) chute (-4) et se place difficilement à la 73e place.

Côté européen, le Royaume-Uni, avec 38 universités classées, conserve deux établissements dans le "Top 10" : Cambridge (5e) et Oxford (10e). Par ailleurs l'Allemagne devance la France avec 37 établissements présents. La première université européenne non-anglosaxonne est dans les rangs Suisses : l'École Polytechnique fédérale de Zurich (23e).

Une méthodologie critiquée

Mais les écoles européennes ne pèsent pas bien lourd à côté des universités américaines qui, une fois encore, s'arrogent dix-sept des vingt premières places du classement de Shanghai. 

Publié depuis 2003, ce classement fait l'objet de nombreuses critiques concernant sa méthodologie. Notamment pour ses critères de classification (entre autres, le nombre de publications dans les revues scientifiques anglo-saxonnes "Nature" et "Science" ou encore le nombre de Prix Nobel attribués aux anciens élèves et aux équipes pédagogiques). Des critères qui privilégient la recherche en sciences exactes, au détriment des sciences humaines et sociales et de la qualité de l'enseignement.

Rien d'étonnant à ce que l'Union européenne mette en place son propre classement d'ici 2013, afin de favoriser la "transparence" dans le choix des études supérieures. Une initiative à la laquelle la France souhaite participer et contribuer.

Publié depuis 2003, ce classement reste très critiqué en France. Pierre Mathiot, directeur de l'université Science-Po Lille.  
 

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Par Mélanie Potet
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Fred-USA (anonyme),
Chaque année c'est le même constat, les universités françaises ne sont pas bien classées... quand on regarde les différences de moyens, au niveau financier notamment, et les efforts déployés par les universités Américaines pour recruter les meilleurs enseignants, médecins et chercheurs...en fait il n'y a rein de vraiment surprenant. Si une vraie réforme des universités et de la recherche devenait enfin possible en France, peut être que le classement pourrait changer... faute de quoi le même article pourra être réutilisé pendant de nombreuses années. PS: Zurich est en Allemagne?
Avatar de anonyme
Ilté (anonyme) @ Fred-USA (anonyme),
Aux Etats-Unis les moyens des Universités sont des moyens privés: avec des droits d'entrée: alors que dans les Universités françaises c'est entrée libre et un bon endroit pour "squatter" en passant quelques heures par semaine à ne rien faire pour bénéficier des avantages d'être étudiant. Ha si j'oublais la difficulté d'être étudiant en France: il faut réussir à établir son planning des soirées pour picoler ... Et pendant ce temps là il n'y a jamais eu autant d'étudiants à se noyer à Bordeaux et à Nantes tellement ils avaient bu...
Avatar de anonyme
Benoit Obert (anonyme),
Stanford pas Standford...
Avatar de anonyme
"Rien d'étonnant à ce que l'Union européenne mette en place son propre classement d'ici 2013, afin de favoriser la "transparence" dans le choix des études supérieures. Une initiative à la laquelle la France souhaite participer et contribuer." Bah tu m'étonnes...autant faire cela plutôt que d'essayer de publier des travaux de recherche originaux dans Nature ou Science...
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