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Sur l'île Tudy, 300 pavillons menacés par la montée des eaux

le Mercredi 13 Juin 2012 à 06:22
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Sur l'ïle Tudy en Bretagne, l'urbanisation (irréfléchie ?) des années 1950 place directement plusieurs centaines d'habitations sous la menace d'une montée subite des eaux. Les autorités locales cherchent aujourd'hui des solutions pour sécuriser ces habitations.

Sur l'île Tudy, quelque 300 maisons sont sous la menace de la montée des eaux © Radio France - Anne-Laure Barral

L'ile Tudy, dans le pays bigouden, n'est plus une île depuis 1852 et la construction de la digue de Kermor. Le village a ainsi gagné des terrains sous le niveau de la mer, dans ce que l'on appelle le polder. L'idée était de faire des terres agricoles.
Mais dès la fin des années 1950, l'urbanisation a pris le dessus : les simples abris de l'après-guerre côtoient les belles villas en granit local.

Aujourd'hui, il y a près de 300 pavillons dans le polder. Au fur et à mesure des évolutions de l'urbanisme, les habitants qui voulaient construire ont dû se soumettre à des normes prenant en compte les risques d'inondations. La première en 1992 après Vaison-la-Romaine, et la dernière fait mal puisque depuis la tempête Xynthia, plus aucun permis de construire n'est accordé dans la zone du polder. Une quarantaine de propriétaires se retrouvent ainsi lésés.

La question des maisons basses

Pour l'Etat, il s'agit de ne pas augmenter le nombre d'habitants soumis au risque. Mais que se passe-t-il pour ceux qui vivent dans des maisons basses sans étage en plein cœur du polder ?
Documents d'information, exercice d'évacuation... Un festival aussi a pris les choses en main. L'association culturelle Effet Mer organise à la Pentecôte une série de spectacles et de conférences intitulés "Si la mer monte".  

Des hypothèses émergent : raser les maisons à risque en proposant d'autres terrains, construire sur pilotis, casser la digue et rendre le polder à la mer. Quelles options seront choisies ? Sans doute, celle que dictera un jour la nature.

La rue des Tempêtes, sur l'île Tudy © Radio France Anne-Laure Barral

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Buhannic Claire (anonyme),
Pour sur , gros probléme !!!
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LAGRANGE Marc (anonyme),
L'ïle Tudy n'a qu'une commune voisine, Combrit Sainte Marine où se trouve la majorité du Polder gagné à partir du règne de Napoléon III. Mais sur Combrit, il n'y a aucune ou presque aucune construction. L'ïle Tudy ne peut pâs agir seule ! Sa seule voie d'accès (en digue) est sur Combrit... L'ïle Tudy est devenue une anomalie administrative...
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yvonne (anonyme),
Aujourd'hui, effectivement,il me parait aberrant d'interdire la construction des rares terrains disponibles, alors que le mal est fait et connu depuis longtemps, sous réserve, bien entendu de précautions; style;maisons hautes sur pilotis et accès aux toits obligatoires. On ne peut revenir en arrière... Le danger est connu depuis très longtemps; ce n'est pas l'état qui est en tort sur ce qui a été fait, mais les différents conseils municipaux qui ont laissés construire à tort et à travers au fil des ans, ayant totalement conaissance du danger potentiel d'inondation prévisible à long terme.On en parle depuis des dizaines d'années! Pour un certain nombre d'habitations, la solution serait sans doute de rouvrir le polder, d'une façon maîtrisée.Celà atténuerait les risques liés à une brusque montée des eaux de type exceptionnel. Quand à ce qui existe, dans le cas d'un évènement comme Xinthia, peut -être faudrait-il instaurer un système de prévention d'évacuation lors d'une inondation prévisible. Un tel système a été mis en place à Quimper. Les propriétaires sont automatiquement prévenus en cas de danger. Le plus important est de sauver les vies!
Avatar de anonyme
pastilleverte (anonyme),
Quelle "montée subite" des eaux ? Celle d'une autre tempête Xynthia, c'est à dire pour mémoire, la conjonction d'une marée haute de fort coefficient avec des vents créant une "surcôte"... en direction de constructions SOUS le niveau de la mer (les digues n'étant pas en très bon état) ? Encore heureux qu'on n'évoque pas le "changement climatique" dans ce cas. L'origine d'une (future ?) "catastrophe" sera, certes d'origine humaine, mais elle est déjà bien identifiée (poldérisation+constructions "anarchiques" + entretien des digues), et où des circonstances METEOROLOGIQUES (et pas climatiques) très spéciales et conjugant plusieurs effets (voir plus haut) apporteront leur "grain de sel" (de Guérande ?)
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