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Une sécheresse historique aux États-Unis

le Mercredi 18 Juillet 2012 à 14:03 mis à jour à 18:05
Par Mélanie Potet

55% du territoire des États-Unis gravement touché par la sécheresse - Carte issue de weather.com

La vague de sécheresse qui sévit actuellement touche plus de la moitié du pays et plus particulièrement le Midwest américain. C'est la pire sécheresse depuis 1956. Conséquences : une hausse du prix des céréales et une baisse des exportations américaines.

Selon le dernier rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les États-Unis sont en train de vivre la pire sécheresse enregistrée depuis 1956, année où la sécheresse s'était abattue sur 58% du territoire. Actuellement, pas moins de 55% du territoire est touché. Le mois de juin 2012 a été, selon l'agence, "le 14e mois le plus chaud et le 10e le plus sec" enregistré. 

Le maïs, première victime de la vague de chaleur

Le marché du maïs, dominé par les Etats-Unis qui en exportent plus de la moitié au niveau mondial, est le plus touché. Selon le département américain de l'Agriculture (USDA), le pourcentage de plants de maïs qualifiés de "bons à excellents" a encore chuté lundi de neuf points comparé aux taux observés la semaine dernière, passant de 40% à 31%. Une situation critique. 

"Les terres arables se sont desséchées et les récoltes et pâturages se sont dégradés à un point rarement observé au cours des 18 dernières années" (NOAA)

Une champ de maïs dévasté par la sécheresse © Reuters

Sans surprise, l'USDA a revu en très forte baisse les prévisions de récolte de maïs dans son rapport mensuel paru le 11 juillet dernier. Les récoltes ne sont attendues plus qu'à 329,5 millions de tonnes. Un manque de 46,23 millions de tonnes par rapport aux prévisions de juin.

Le président du ILFarmBureau et le Gouverneur de l'Illinois, Pat Quinn s'adressent aux agriculteurs victimes de la sécheresse © ILFarmBureau

Le cours des céréales grimpe à la bourse de Chicago

"Le maïs et le soja touchent des sommets alors que les températures toujours très chaudes et le temps sec dans le Midwest américain font peser des risques sur la production et les rendements des récoltes", déclarent les analystes de Barclays.

Des prévisions de récolte de maïs en baisse de 12% donc, mais aussi, une augmentation de son prix de 40% à la Bourse de commerce de Chicago depuis le début de la sécheresse, il y a six semaines.

La réaction des traders américains face à la baisse des stocks de maïs et à l'augmentation du prix © Reuters

Pour les experts, l'augmentation du coût de la viande sera une des conséquences de cette hausse des prix, étant donné que les flocons de maïs représentent l'alimentation principale du bétail aux États-Unis.

La sécheresse se poursuit

Alors qu'elle frappe le Middle West (centre) depuis début juin, la sécheresse va perdurer pendant au moins deux semaines dans l'ouest et le nord de la région avec des températures avoisinant les 40° à Chicago et à St. Louis.

La semaine dernière, le secrétaire américain à l'Agriculture, Tom Vilsack, a proclamé l'état de catastrophe naturelle dans plus de 1.000 comtés affectés par la vague de sécheresse.

Pour Don Keeney, météorologue pour l'institut privé MDA EarthSat Weather, "les pluies arriveront trop tard pour le maïs, mais aideront le soja". La sécheresse se poursuivra "en Illinois, dans l'Iowa, le Kansas, le Nebraska, le Minnesota, le Dakota, et le sud du Wisconsin", a-t-il précisé.

  "Aujourd'hui, les températures iront jusqu'à 38°C à Chicago
et 39°C à St. Louis", a-t-il affirmé

 

Les autorités ont appelé lundi les 48.000 agriculteurs de l'État du Nebraska à ne plus pomper l'eau des cours d'eau mais à utiliser celle des puits.

Le secrétaire à l'Agriculture des États-Unis, Tom Vilsack, s'exprime sur les conséquences de la sécheresse - CNN © Radio France

Par Mélanie Potet
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Didier V. (anonyme),
A quoi sert l'Histoire et l'Actualité si on apprend rien d'elles! A l'heure des commémorations (14 juillet, Veld'hiv etc…) et des multiples rapports scientifiques (santé, énergie, changement climatique etc…) n'oubliez jamais les "c'est la faute au tsunami" ou "l'environnement ça commence à bien faire" car on s'insurge, et c'est normal, lorsque les mémoires ne sont pas respectées mais qu'en est-il de la mémoire des politiques et de tous ceux et celles qui cautionnent et encouragent le développement de multinationales qui mène l'humanité toute entière vers le chaos alors que des solutions pérennes nécessaires à l'élaboration d'un monde meilleur existent. Changeons d'Histoire, Changeons d'Actualité: L'Ecologie Vite! Didier V.
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