aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Scop : les salariés pourront reprendre leur entreprise plus facilement

le Vendredi 16 Novembre 2012 à 05:00 mis à jour à 08:45
Par Isabelle Raymond, Ludovic Pauchant

INFORMATION FRANCE INFO - Le ministre de l'Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon devrait annoncer ce vendredi devant le congrès des Scop un "droit préférentiel des salariés à la reprise", un outil juridique destiné à favoriser le développement des coopératives pour maintenir l'emploi industriel en France.

Le 35e congrès national des Scop, ces sociétés coopératives et participatives dans lesquelles les salariés sont associés majoritaires et décisionnaires, se tient vendredi à Marseille : pour donner la priorité aux salariés sur les autres repreneurs potentiels de l'entreprise, Benoît Hamon devrait y annoncer la création d'un nouvel outil juridique.

Droit préférentiel

Il s'agirait d'un droit préférentiel accordé aux salariés qui se rassemblent au sein d'une Scop pour éviter par exemple que des PME de hautes technologies soient rachetées par de grands groupes étrangers qui les revendent au bout de quelques années.

Le gouvernement cible aussi les chefs d'entreprises vieillissants qui, faute d'héritiers ou de descendants intéressés, ne savent pas à qui transmettre leur société : c'est le cas notamment de l'artisanat.

La Banque publique d'investissement en renfort

Souvent, en plus des difficultés liées à la construction d'un projet commun, les salariés qui souhaitent s'organiser en Scop se heurtent au problème du financement : les investisseurs sont peu nombreux, notamment parce qu'à la clef, il n'y aura pas de plus-value.

La donne pourrait bientôt changer avec la création de la Banque publique d'investissement, qui pourrait avancer les fonds grâce à ses 40 milliards d'euros de dotation. Dans un premier temps, la BPI serait actionnaire majoritaire, tout en laissant le pouvoir de décision aux salariés : ce statut transitoire pourrait durer jusqu'à dix ans.

REPORTAGE - Rachat d'une PME savoyarde : la scop des salariés devancée par une multinationale Isabelle RAYMOND 

Lecture
 
Partager
Par Isabelle Raymond, Ludovic Pauchant
7
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
la SCOP est une très bonne idée. Ce qui m'étonne c'est que les salariés ne soient pas plus souvent repreneurs de leur entreprise. Surtout quand ils disent qu'elle est viable et que le carnet de commande est plein. Il faudra m'expliquer cela Messieurs des Syndicats. Car souvent, les plans sociaux sont plutôt bien négociés et chacun repart avec un pactol conséquent. Il n'est jamais réinvesti dans le rachat de l'entreprise????
Avatar de anonyme
antilibérale (anonyme),
EXCELLENTE IDEE, en effet!!! A croire que M. Hamont a intercepté mes messages subliminaux!! A développer à outrance pour se réapproprier nos outils de travail!
Avatar de anonyme
@ Herve, Monsieur, sauf votre respect, je crois que vous sous-estimez là, la motivation, le respect et l'amour que peuvent montrer les employés vis-à-vis de leur société. Le statut de SCOP (ou autre coopérative) est tout sauf non viable, je citerais en exemples CORPORATION MONDRAGON et CRISTAL GROUPE qui sont 2 réussites du genre. La SCOP est un modèle économique redistributif et solidaire pour ces salariés, en cela il mérite la plus grande attention. Il n'est certes pas facile à mettre en oeuvre et demande un investissement personnel supérieur à celui demandé par une société "classique". Les gens des SCOP disent "le matin, je sais pourquoi je vais au boulot!" et rien que ça, ça change tout! De plus les SCOP constituent un des piliers de l'avenir de l'économie solidaire et sociale, leurs structures étant particulièrement adaptées aux besoins croissant vis-à-vis de la dépendance, de la petite enfance et de la réinsertion sociale ; soit 3 des défis actuels et à venir de notre société. Leur utilité ne semblant pas difficile à démontrer et leurs réussite suivront certainement. Pour finir, la viabilité des SCOP et très très faible... cela reste encore à démontrer : taux de survie des jeunes entreprises et d'environ 50% à 5 ans et... de même pour les SCOP. Mais ke vous accorde que ce modèle à le vent en poupe "depuis peu", donc attendons de voir. Je vous souhaite une bonne journée.
Avatar de anonyme
très bonne initiative.
aller directement au contenu