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La pierre, un placement d'avenir

le Dimanche 10 Juin 2012 à 09:50
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Jean-Yves veut investir dans l'immobilier. Il se demande s'il existe vraiment un marché de la pierre. Autrement dit si la pierre reste, malgré les prix élevés d'aujourd'hui, un placement d'avenir...

La France doit construire 470.000 logements de 2010 à 2020 pour satisfaire la demande.

Notre pays a pris du retard en matière de construction. Si le parc immobilier s'est amélioré en qualité, on a toujours autant de mal à se loger. La demande reste insatisfaite car le mode de vie de nos concitoyens a véritablement changé. Quelques exemples. Les séniors vivent plus longtemps et sont plus mobiles, les familles sont  souvent éclatées à la suite de divorce et  les délocalisations d'entreprises redistribuent la donne en matière de besoins de logement et de plus en plus d'étudiants étrangers viennent faire leurs études dans l'Hexagone.

Tous ces bouleversements se traduisent par un besoin supplémentaire de 85.000 logements pour satisfaire les nouvelles familles monoparentales, les célibataires et les plus de 85 ans dont le nombre ne cesse de s'accroître.

Donc, oui pour répondre à Jean-Yves, il existe une vraie demande locative. Mais attention, elle n'est pas la même selon les régions.

Combien un retraité doit-il débourser pour vivre dans une maison de retraite ?

Celui ou celle qui vit en maison de retraite  paie en moyenne 2.200 euros par mois pour son logement et les prestations qui l'accompagnent. Ce qui représente deux fois le montant moyen  d'une pension de retraite, soit 1.100 euros  et entre 14 et 15 fois le minimum vieillesse. Bien sur, il s'agit là d'une moyenne avec de fortes différences d'une maison de retraite à l'autre : entre 1.200 euros et 2.900 euros  relève l'IGAS. Mais cette différence n'est pas due au secteur, peu importe qu'il soit public, privée ou associatif, ni à des prestations haut de gamme mais à la situation de la maison de retraite. Les moins chères se trouvent à la campagne et les plus onéreuses en villes. Ces sommes ne comprennent pas l'APA- l'aide personnalisée à l'autonomie et les prises en charges de la Sécurité sociale.  

Catherine a loué une petite maison pour ses vacances et mauvaise surprise, une fois sur place elle s'aperçoit que la location ne correspond pas au descriptif fourni quand elle a versé un acompte Que peut-elle faire ?

Catherine  a reçu comme la loi l'exige un descriptif des lieux qui comprend la situation du logement (à 5 mn de la mer ? En centre ville ?), les caractéristiques du logement (deux pièces, un emplacement pour garer sa voiture ? et l'équipement du logement  (meubles, TV, machine à laver la vaisselle). Elle a  versé des arrhes ou un acompte.

Une fois sur place c'est la désillusion ! Deux situations peuvent se présenter. Le logement est insalubre. Vous avez par exemple remarqué que l'installation électrique était défectueuse. Dans ce cas, ne prenez pas possession des lieux. Ne versez pas le solde du prix de la location. Et exigez par lettre recommandée avec accusé de réception le remboursement des sommes versées. Si en revanche, le logement ne correspond pas au descriptif ou aux photos, il vous  faut consigner les différences rencontrées sur l'état des lieux et ne pas verser le solde du prix.

Prendre immédiatement contact avec l'agence ou, si la location a été faite en direct, avec le propriétaire. L'essentiel est de se ménager des preuves  grâce à  l'état des lieux contradictoire et cosigné et à la prise de photos. L'idéal serait bien sur de faire intervenir un huissier.  L'objectif sera alors d'obtenir une minoration du prix de la location. Vous pouvez aussi saisir la DDCCRF (direction départementale de la concurrence  de la consommation et de la répression des fraudes) du département du lieu de la location. Un procès verbal sera alors dressé. Ou  porter plainte avec constitution de partie civile pour exiger des dommages et intérêts.