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Quel avenir pour Doux ?

le Mercredi 1 Août 2012 à 07:13
Par Cécile Mimaut

Les salariés du groupe Doux dans l'attente du délibéré du tribunal de commerce - Reportage, dans le Morbihan, d'Yves Quentel  

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Le tribunal de commerce de Quimper doit rendre cette après-midi sa décision sur le devenir du groupe volailler. Des milliers d'emplois sont menacés.

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Manifestation des employés de l'entreprise Doux, Père Dodu, contre la fermeture du site de Pleucadeuc dans le Morbihan. © Maxppp OUEST FRANCE/Philippe Chérel

Placé en redressement judiciaire début juin, le groupe Doux, dont la dette est estimée à 430 millions d'euros, devrait être fixé sur son avenir aujourd'hui. Le tribunal de commerce de Quimper doit trancher entre l'une des 14 offres de reprise qui ont été déposées et le plan de continuation du PDG Charles Doux. Dans l'attente du délibéré, qui devrait intervenir en fin d'après-midi, les 3.400 salariés du groupe retiennent leur souffle, tout comme les employés indirects du volailler, quelque 800 éleveurs, 2.000 personnes employées par des sociétés de transport travaillant pour le groupe, et les nombreux sous-traitants.

"On a peur"...

Dans le Morbihan, le groupe emploie environ 1.200 salariés répartis sur cinq sites. Les plus importants sont situés à La Vraie Croix (440 salariés), et à Pleucadeuc (400). Dans ces deux usines, les ouvriers redoutent l'issue fatale. "Repreneur oui, mais dans quelles conditions ?" s'interroge Catherine, salariée sur le site de La Vraie Croix. Sa collègue Isabelle poursuit, tout aussi pessimiste : "Si c'est Doux qui reprend, on a jusqu'au mois de décembre mais après ce sera encore des offres de repreneurs", explique-t-elle. "Tout le monde est angoissé, nerveux...On a peur", confient les deux femmes au micro d'Yves Quentel de France Bleu Armorique.

Le tribunal pourrait aussi décider de prolonger la période d'observation du groupe, le temps de permettre à Charles Doux de finaliser son plan de continuation.

Par Cécile Mimaut
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