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PSA : y a-t-il une vie en dehors du CAC 40 ?

le Mardi 21 Août 2012 à 17:25 mis à jour à 18:00
Par Marion Bernard, Isabelle Raymond

Le constructeur automobile est menacé de quitter le classement en Bourse des 40 plus grosses entreprises de France. Au-delà des conséquences néfastes que cela signifie pour le groupe, plusieurs scénarios peuvent aussi s'écrire pour les entreprises qui sortent du CAC 40.

La décision finale devrait tomber le 7 septembre prochain, mais les chiffres laissent peu de doutes : PSA-Peugeot-Citroën, qui a annoncé la suppression de près de 8.000 emplois au mois de juillet avant d'entamer un plan d'économies de 1,5 milliard d'euros prévu jusqu'en 2015, est dans une situation critique. Le groupe, dont l'action en bourse a chuté de près de 70% depuis 2011, perd chaque mois près de 2 millions d'euros, et, selon le magazine l'Expansion, PSA, dirigé par Philippe Varin, capitalise désormais à 1/5e de son concurrent Renault. Conséquence : selon les analystes, si le titre passe au-dessous de la barre des 6 euros, c'est l'exclusion assurée du CAC 40.

Un signe politique

Si PSA-Peugeot-Citroën quitte le prestigieux club des 40 entreprises les plus cotées de France, que le groupe automobile avait intégré dès la création de l'indice français en 1987, il s'agit évidemment d'un désaveu économique. Mais il s'agit aussi d'un signe politique, puisque la totalité des groupes automobiles font habituellement partie des grands indices.

En fait, le classement du CAC 40 comprend une palette de sociétés destinée à composer un photo fidèle de l'industrie d'un pays : si PSA est exclu, c'est l'image de tout le secteur automobile qui risque de trinquer... sauf intervention de l'Etat pour que ce groupe reste sur la place boursière. Pour remplacer PSA au sein du CAC, le chimiste Solvay est déjà sur les rangs.

Sortir du CAC n'est pas toujours la fin du monde

A court terme, sortir de ce prestigieux palmarès est un signe plutôt négatif envoyé aux investisseurs : l'image de la société est écornée, le titre peut connaître des dégringolades supplémentaires, et attiser, comme c'est déjà le cas pour PSA, les convoitises de rachat par les concurrents, Renault ou Nissan. Mais c'est aussi un phénomène ponctuel, et un virage qui peut bien se négocier : le titre Pernod-Ricard, après une première exclusion du CAC 40, en avait par exemple profité pour opérer une restructuration de l'entreprise, avant de réintégrer, en pleine forme, l'indice boursier. De plus, certaines sociétés exclues du CAC ne sont plus soumises aux variations de celui-ci, et , plus autonomes, trouvent ainsi un second souffle économique dans des périodes de baisse généralisée.

PSA exclu du CAC 40 : quelles conséquences pour le groupe ? Eléments de réponse avec Isabelle Raymond  

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Par Marion Bernard, Isabelle Raymond
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
GABRIELLE (anonyme),
Ils seront rachete par des Chinois , comme Volvo et Saab...
Avatar de anonyme
François (anonyme),
S'ils sortent du Cac 40, ils sortent du camp des méchants alors? Et Nono Montebourg pourra cesser de les insulter alors? Et ils pourront alors dire fièrement à la face des Français admiratifs et émus: " Nous sommes pauvres, donc devenus fréquentables"...C'est beau un méchant repenti quand même!...
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