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PSA Peugeot Citroën arrête Aulnay et supprime 8.000 postes

le Jeudi 12 Juillet 2012 à 07:59 mis à jour à 11:44
Par Guillaume Gaven

Manifestation des salariés de PSA devant le siège du groupe, le 28 juin dernier © Reuters - Benoit Tessier

Le groupe a annoncé jeudi l'arrêt de la production à Aulnay-sous-Bois pour 2014 (3.000 emplois), tout en maintenant "la vocation industrielle" du site. Il supprime également 1.400 emplois à Rennes, et va tailler dans ses effectifs hors production - 3.600 emplois sur l'ensemble des sites.

Face à la dégradation du marché automobile européen - PSA a expliqué jeudi dans un communiqué que le marché s'est contracté de 8% en 2012 (et même de 23% en cinq ans) - PSA Peugeot Citroën dit ne pas avoir le choix.
 
8.000 postes supplémentaires seront donc supprimés : les 3.000 du sites d'Aulnay-sous-Bois, en 2014 ; 1.400 sur le site de Rennes (sur un total de 5.600) ; et, cette fois par départs volontaires, 3.600 emplois de structure (administration, recherche et développement et commerce).

Le directeur industriel, Denis Martin, précise qu'il y aura 6.500 départs nets, sur les 8.000 postes supprimés ; et que l'essentiel des 3.600 emplois de structures supprimés se fera via des départs volontaires.
Par ailleurs,  PSA promet de produire un nouveau modèle à Rennes, en 2016, ce qui lui fait dire
"nous construisons un avenir pour Rennes".

Fermeture d'Aulnay en 2014

En termes plus policés, cela donne "l'arrêt en 2014 des activités de production à Aulnay, qui emploie 3.000 salariés, le recentrage de la production en région parisienne sur Poissy et la revitalisation du site d'Aulnay". Un plan de sauvegarde de l'emploi y est prévu : PSA prévoit de proposer des postes à 1.500 salariés en interne, et 1.500 dans le bassin d'emploi par des "actions de reclassement externe".

Du côté du gouvernement, on prend la nouvelle très au sérieux. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociale, annonce qu'un expert, mandaté par l'Etat, mènera une étude pendant 15 jours. "On ne peut pas accepter quelque chose comme ça"dit-elle, alors que le groupe a perçu quelque 4 milliards d'euros d'aides publiques ces dernières années."Il faut regarder, il faut évaluer, c'est de l'argent qui a été versé sans contrepartie, ce qui n'est pas acceptable."

A l'annonce des suppressions d'emploi, le titre PSA a un peu hésité à la Bourse de Paris, avant de s'envoler.

Par Guillaume Gaven
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Fabien (anonyme),
boycotte de peugeot
Avatar de anonyme
Gégé (anonyme) @ Fabien (anonyme),
le boycott sera automatique il me semble : 8000 salariés sur le carreau n'acheteront pas beaucoup de voitures comparé à 8000 salariés en poste
Avatar de anonyme
Tous les grands pays soutiennent leur industrie et nous, focalisés sur nos petits intérêts personnels, nous achetons allemand, coréen, ... L'état ne peut pas s'occuper de tout, arrêtons cet infantilisme et prenons-nous en main : achetons français car les produits sont de qualité et c'est la meilleure façon de protéger notre industrie.
Avatar de anonyme
Jivé (anonyme) @ WATcc (anonyme),
Acheter français, pas de problème, mais il n'y a bientôt plus que le nom sur le capot de la voiture qui est français , la "française 100% française" ce n'est plus qu'un mirage !