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Près d'un Français sur deux se dit pauvre ou en passe de l'être

le Vendredi 7 Décembre 2012 à 09:42
Par Antoine Krempf

A quatre jours de la conférence nationale de la lutte contre la pauvreté, 48% des Français se disent pauvres ou en passe de le devenir. C'est ce qui ressort d'un sondage de l'institut CSA pour le compte des Echos. Sentiment qui touche particulièrement les employés, les ouvriers et les travailleurs indépendants.

Près de la moitié des Français ont le sentiment d'être pauvres ou en passe de le devenir. 48% exactement selon un sondage CSA, publié dans Les Echos, à quatre jours de la conférence nationale sur la pauvreté. Une enquête qui a passé au crible les réponses d'un peu plus d'un millier de personnes sur leur "situation sociale personnelle". Résultat : 11 % des Français pensent aujourd'hui qu'ils sont pauvres et 37 % qu'ils sont en train de le devenir.

Qui sont ces "pauvres" ?

Le sondage pointe trois catégories de personnes particulièrement sensibles à cette pauvreté :

  • Plus d'une personne sur dix (12%) chez les employés et les ouvriers.
  • 19 % chez les travailleurs indépendants.

Quant au risque de devenir pauvre, il concerne 48% des employés, 39% des ouvriers et des travailleurs indépendants.  Les cadres et professions libérales se sentent plus à l'abri (3% se voient pauvres et 17% en train de le devenir.

Ce sentiment de pauvreté augmente aussi avec l'âge. Si "seulement" 15% des 18-24 se sentent de plus en précaires, le taux monte à 34 %  chez les 25-34 ans, 40 % parmi les 35-49 ans. Avec 42 %, les 50-64 ans craignent le plus la pauvreté.

Par Antoine Krempf
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Monsieur DIAZ, vous choisissez le plus mauvais exemple qui soit. Vous devez être assez jeune et faire partie de cette génération pour qui tout est un du, y compris l'accession à la propriété, dont certains hommes politiques ont été mal inspiré d'en faire un sujet. C'est à dire que vous placez de-facto le seuil de pauvreté à la limite d'un pouvoir d'achat entre location et acquisition. Vous n'êtes pas sérieux !
Avatar de anonyme
A quatre jours de la conférence nationale de la lutte contre la pauvreté, 48% des Français se disent pauvres . C'est quoi la pauvreté ? A partir de quel moment peut-on être considéré comme tel ???
Avatar de anonyme
Je dirais, très personnellement, quand le loyer est payé, la facture d’électricité est régler, qu'on à fait les courses alimentaires et qu'alors il ne reste plus rien dans le porte monnaie. Là je dirais qu'on est pauvre. Pas de téléphone portable, pas de voiture, pas de nouvelle garde robe, pas de loisir, de sortie, pas de verre au bar du coin, pas de livre. Ca à aussi de bons côté car, pas de tabac, pas d'alcool, peu de viande, pas de merdes préparés, surgelés etc etc... Heureusement que l'argent ne fait pas le bonheur, enfin c'était vrai dans une autre société, maintenant c'est pas ce qu'on nous enfourche dans le crane à coup de mitraille publicitaire...
Avatar de anonyme
C’est rassurant de constater la lucidité des français… En effet nous sommes entrés depuis 1975 dans un processus de paupérisation qui s’accélère depuis l’émergence de la Chine et de l’Inde et la mondialisation libérale. Cette paupérisation va s’accélérer dans les années à venir … avec des taux de croissance qui avoisinent le zéro en Europe en général et en France en particulier. L’économie n’a rien de mystérieux elle est tout simplement logique et implacable… Dans ce monde libéral mondialisé de nouveaux émergents réellement compétitifs se font jours : la Chine elle-même ne commence –t- elle pas à délocaliser au Viet Nam et en Afrique ? Ce nivellement mondial du salariat est peut être le seul aspect positif du libéralisme économique. Ceux qui n’avaient rien vont avoir quelque chose… La contrepartie c’est que ceux qui avaient des acquis sociaux vont presque tout perdre. Ce n’est donc pas demain la veille que les revenus de ceux qui vivent de leurs salaires en Europe seront tirés vers le haut…L’embellie des japonais et des coréens stagne, celle des chinois est en train de ralentir… Il est difficile de croire que les investisseurs qui rendent des comptes à leurs actionnaires qu’ils continuent à le faire dans des pays aux coûts salariaux et sociaux qui empêchent des marges bénéficiaires qu’ils peuvent faire ailleurs. Cet ailleurs où il y a des milliards de bras et 6 milliards de consommateurs actuels et/ou potentiels…face au marché « saturé » de 600 millions d’européens et de nord américains.
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