aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Malgré une "fiscalité paroxystique", IBM continue à investir en France

le Samedi 17 Novembre 2012 à 06:00
  • 2 commentaires
  • Votre évaluation : Aucun Moyenne : 5 (1 vote)

Même s'il juge la fiscalité française trop élevée, Alain Bénichou, le président de la branche hexagonale du géant américain de l'informatique, inventeur du PC, estime que son entreprise a intérêt à investir dans le pays, en raison de la qualité des ingénieurs. IBM emploie plus de 400.000 salariés, dont 10.000 en France.

{iframe|daily|259.875|462|xv42e7}

Alain Benichou, président d' IBM France © FranceInfo

IBM est né il y a cent ans, à une époque où les ordinateurs n'existaient pas. A l'origine, elle fabriquait des balances et des horloges, avant de se tourner vers l'informatique après le deuxième conflit mondial.

Bien loin des objets produits au début du vingtième siècle, l'actualité d'IBM, c'est le "cloud", le nuage en anglais. C'est ce qui permet à des particuliers, des entreprises ou des administrations, de stocker des données à distance via internet. IBM vient d'ouvrir son premier centre français spécialement dédié à cette nouvelle technologie, à Montpellier.

Alain Bénichou évoque les enjeux : "Les gens qui stockent à distance sont très exigeants et veulent avoir les mêmes performances que s'ils avaient leurs ordinateurs chez eux."

Cela pose aussi des problèmes de sécurité, il faut lutter contre les pirates qui tentent de piller des données. IBM a ainsi en charge la gestion du site internet du tournois de tennis de Roland-Garros :

"Vous seriez absolument stupéfaits par le nombre de tentatives d'intrusion par des hackers, il y en a des milliers. L'objectif est d'avoir des systèmes assez astucieux pour pouvoir les déjouer, c'est notre expertise". 

 IBM paie ses impôts en France. C'est même l'un des principaux contributeurs dans le pays, on estime que l'entreprise verse environ 100 millions d'euros par an au fisc français. Comme beaucoup de ses collègues chefs d'entreprise, Alain Bénichou peste contre la fiscalité, trop élevée d'après lui dans l'Hexagone. On atteint un niveau "paroxystique", dit-il.

Malgré tout, pas question pour IBM de quitter la France, ou de renoncer aux investissements sur le site de Montpellier. Si le groupe fait ce choix, c'est en raison de la "qualité" des ingénieurs français : "Pour le développement des logiciels, il y a la force de l'école mathématique française."

Comme quoi, l'Hexagone, tant décrié pour son manque de compétitivité, est encore capable d'attirer des investisseurs et des entreprises.

 

2
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Anonibmous (anonyme),
Monsieur Benichou, dans son plaidoyer anti-fiscalité oublie un peut vite de mentionner ... qu'IBM France percoit des millions d'euros de Credit Impot Recherche, donc d'argent public chaque année, qu'IBM France a supprimé 900 emplois en france entre 2011 et 2012 et n'a quasiment pas embauché cette année, qu'IBM France a gelé les salaires de ses employés cette année malgré de très substanciels profits en 2011, qu'IBM augmente ses marges malgré un climat économique francais "paroxystiquement mauvais", en rognant sur tous ses coûts, notamment la formation du personnel. Messieurs les journalistes, vous seriez bien avisés de faire votre petite enquête avant d'inviter un pdg à votre émission, afin de pouvoir mettre en question ses propos par essence "orientés".
Avatar de anonyme
Paroxystique, rien que ça! Et le comportement de la "Finance" il est bisounoursystique?
aller directement au contenu