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Luc Oursel, le patron d'Areva, juge "envisageable" une réduction de la part du nucléaire

le Samedi 3 Mars 2012 à 06:05
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Le numéro 1 mondial du nucléaire, 48.000 collaborateurs dans le monde, affiche des pertes historiques de 2,4 milliards d’Euros en 2011. Des pertes dues essentiellement à un mauvais investissement : le rachat d'Uramin, un gisement d'uranium. Mais aussi à l'après Fukushima. Luc Oursel qui s'explique sur ces résultats, juge également "envisageable" une réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité. Si elle est "préparée et organisée".

Luc Oursel, le patron d'Areva © FranceInfo

Près d'un an après la catastrophe nucléaire japonaise, Areva estime toutefois pouvoir en surmonter les conséquences. Les pertes de commandes enregistrées après l’accident nucléaire japonais ont été "largement compensées", assure Luc Oursel, "puisque les carnets de commandes fin 2011 sont plus importants qu’en 2010."  
Quant à l’EPR, malgré les retards, un nouvel arrêt a été annoncé hier sur le chantier de Flamanville- Luc Oursel, promet de "bonnes nouvelles dans les semaines qui viennent".

Areva a commencé à travailler avec EDF sur la construction de réacteurs en Grande Bretagne : "Ce qui montre qu’il n’y a plus 4 projets d’EPR dans le monde, mais 6 désormais."

Luc Oursel revient sur le bras de fer judiciaire qui oppose Areva à son ex-dirigeante Anne Lauvergeon, au sujet du rachat controversé d’Uramin, une mine d’uranium, en 2007 : "Je pense que la principale victime du battage médiatique qui a eu lieu, c’est l’entreprise" avant d’ajouter : "Je ne crois pas à la thèse d’un complot", en réponse aux déclarations d’Anne Lauvergeon, qui s’est dit victime d’une "cabale".

Areva reste ouvert au débat sur une réductions de la part du nucléaire dans la production d’électricité en France, comme le promet le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande.
"c’est une évolution envisageable", estime Luc Oursel. Qui précise que "pour qu’elle nous permette de continuer à être une leader au plan international, il faut qu’elle se fasse de façon préparée et organisée", sans toutefois fixer de délai ou chiffre le coût d’un tel projet.

Et il précise qu'Areva est présent dans les énergies renouvelables.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Dissard (anonyme),
on parle toujours des énergies renouvelables mais jamais de l'énergie libre et décentralisée qui est pourtant la seule solution à la crise terrible de l'énergie que nous allons subir dans peu d'années.
Avatar de anonyme
antonio (anonyme),
envisageable , cela veut-'il dire que dans 5 à 10 ans il y aura une réduction du nucléaire , mais d'ici là une forte augmentation des prestations ! ils auront bien le temps de s'engraisser sur le dos des utilisateurs ! Comment peut-on polluer ainsi l'avenir de la terre ? comment peut-on ainsi polluer l'environnement , l'air , l'eau , sans se sentir coupable de rien !!
Avatar de anonyme
Guy (anonyme) @ antonio (anonyme),
Totalement! Alors que d'autres pays comme l'Allemagne, qui construisent des centrales au charbon ou à gaz pour remplacer le nucléaire, sont tellement plus intelligents et tellement plus responsables! Quelle honte pour la France.
Avatar de anonyme
Jivé (anonyme),
Même si les marchands d'atomes s'y mettent....