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Les sous-traitants, victimes collatérales du plan social de PSA

le Vendredi 13 Juillet 2012 à 11:53
Par Julien Baldacchino

Le groupe PSA Peugeot Citroën a annoncé jeudi la suppression directe de 8.000 emplois d'ici 2014. Mais ce plan social touche aussi les nombreux sous-traitants du groupe. Les non-renouvellements de contrats de sous-traitance entraînent déjà des suppressions d'emplois.

L'annonce, jeudi, par le groupe PSA Peugeot Citroën, de la suppression de 8.000 emplois et de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, pourrait avoir des conséquences plus lourdes que prévu. Car les sous-traitants sont eux aussi en première ligne. "Dès lors que Peugeot annonce la suppression de 8.000 à 10.000 emplois, il faut multiplier par trois, voire quatre, pour mesurer l'impact en termes d'emploi sur l'ensemble du pays", déclarait jeudi Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

Il est difficile de quantifier le nombre de personnes qui travaillent, de près ou de loin, pour PSA : aux sous-traitants de rang 1, qui travaillent directement avec l'entreprise (notamment les équipentiers), il faut ajouter les sous-traitants de rang 2 ou 3, qui travaillent pour les fournisseurs (entreprises de mécanique, de caoutchouc, de composants électroniques, etc.).

17.000 emplois menacés en Bretagne

A Aulnay, la fermeture de l'usine PSA concerne 3.100 salariés et 300 intérimaires, "mais plutôt 9.000 avec les sous-traitants", affirmait il y a quelques jours le maire d'Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura. Pour le délégué CGT de l'usine d'emboutissage MA France, Abdelkader Benjedara, "on va fermer, sans doute, après PSA. Ce qui arrive à PSA va nous arriver". La situation pourrait être encore plus grave à Rennes, où 1.400 emplois seront supprimés sur l'usine de La Janais. Selon le quotidien Ouest France, le plan social va toucher indirectement 23 fournisseurs, soit 17.000 emplois qui pourraient être menacés par l'annonce de PSA.

Non-renouvellement de contrats

Dans le cadre de la restructuration de l'entreprise, depuis plusieurs mois, plusieurs contrats de sous-traitance n'ont pas été renouvelés. Résultat : l'équipementier Visteon a annoncé mercredi la suppression de 99 emplois sur son site de Gondecourt, dans le Nord. Le fabricant de sièges Trevest, quant à lui, mène également un plan social, qui prévoit 85 suppressions d'emplois sur 260 postes actuels. Plan social justifié par la non-obtention du contrat de fabrication des sièges de la remplaçante de la Peugeot 308.

Par Julien Baldacchino
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Tant mieux, on va arrêter de construire des bagnoles dépassées, trop consommatrices de tout, comme pour tout le reste par ailleurs. C''est l'ère de la dé-consommation qui arrive ! non ? Mais ça c"est pas encore écrit dans les bouquins des hautes écoles, alors d'ici que ça arrive là haut.. on va morfler, nous les consommables.
Avatar de anonyme
oui parce que si on avait voter a droite il n y aurait pas eu ces licenciements.Arreter tout etait calculer
Avatar de anonyme
janvier 95 (anonyme),
ça vous apprendra a voter socialiste !
Avatar de anonyme
Jivé (anonyme) @ janvier 95 (anonyme),
Voilà une analyse de très haut vol !
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