aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Les régions se tournent vers les "emprunts citoyens"

le Lundi 24 Septembre 2012 à 13:16 mis à jour à 14:12
  • 3 commentaires
  • Pas encore de votes

Les Pays de la Loire lancent lundi un seconde emprunt obligataire en l'espace de trois ans. Le conseil régional espère lever 100 millions d'euros auprès des Ligériens. Une manière d'échapper aux taux imposés par les banques aux collectivités locales et aux PME.

Les Pays de la Loire lancent un emprunt obligataire pour tenter de lever 100 millions d'euros. © Fotolia.com - JJ'Studio

"L'idée que chaque Ligérien puisse financer une partie de l'économie locale peut paraître étonnante", explique Jacques Auxiette sur son blog, en préambule d'une note sur le lancement d'un nouvel "emprunt citoyen". Mais de fait, la démarche du président des Pays de la Loire n'est plus si étonnante que cela. La région avait déjà réussi à lever 80 millions d'euros entre 2009 et 2011 auprès de ses habitants dans le cadre d'un "plan anti-crise". Et depuis, le Limousin, l'Auvergne, PACA et Rhône-Alpes se sont également lancés dans des emprunts obligataires.

Cette fois, les Pays de la Loire espèrent récolter 100 millions d'euros. Et pour attirer assez de prêteurs d'ici au 12 octobre prochain, la région propose un taux de rémunération de 4% brut par an sur six ans. L'idée, c'est de "financer les PME et soutenir l'emploi" en injectant l'épargne collectée dans les dispositifs d'accompagnement de la région. Le montant minimum de la souscription est fixé à 500 euros pour cet emprunt géré par le Crédit foncier.

Des sources de financement alternatives

Mais au-delà de faire vibrer la corde de la citoyenneté locale, les emprunts obligataire permettent aussi aux collectivités locales de trouver des sources de financement alternatives. D'abord parce que les régions n'ont pas la main sur taux des recettes fiscales.

Ensuite parce que les collectivités locales font face à une pénurie de crédits. Cette dernière provenant de l'effondrement de la banque Dexia, auparavant financeur principal du secteur local français, et aux nouvelles règles prudentielles, qui rendent les prêts aux collectivités plus contraignants pour les banques.

Et puis cela permet surtout d'échapper aux âpres négociations avec les établissements bancaires. Des banques dont les taux ont largement grimpé depuis le début de la crise.

Par contre, pour pouvoir émettre des emprunts obligataires et rassurer les marchés, les régions concernées sont forcées de se faire noter par des agences financières. Les Pays de la Loire par exemple sont notés AA par Standard and Poors.

3
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vote(s) 22
Il existe un autre moyen de se financer : l'impôt ! Certes, ce n'est pas populaire (on préfère toujours le "raser gratis"), mais après des décennies de baisses d'impôts, qui ont surtout profité aux gens aisés, il serait peut-être temps de réaliser que seules les collectivités peuvent lancer de grands projets...collectifs, eux-mêmes conditions nécessaires au développement économique (et social) : éducation, infrastructures, soins et j'en passe. Tout cela coûte, mais c'est un investissement sur l'avenir, et le mieux pour ne pas faire payer la note aux générations futures est d'augmenter la part de l'imposition, mais en ne tapant pas sur les gens peu aisés qui ont déjà assez donné. Une tranche à 75%, c'est bien, mais il existe d'autres gens aisés, en-dessous des 1% de très riches.
Avatar de anonyme
Lambda (anonyme) @ SACCADI (anonyme),
Vote(s) 19
Vous êtes gentil ! Je me serre la ceinture pour payer ma taxe foncière qui a augmenté de plus de 100% en sept ans. Alors faites moi confiance, l'impôt en France on connaît. Quand une collectivité n'a pas les moyens de construire un équipement, elle pourrait tout aussi bien économiser. On le fait bien, nous autres simples citoyens.
Avatar de anonyme
Vote(s) 23
Par pitié que l'on cesse de nous servir du "citoyen" à toutes les sauces ! Il ne s'agit que de lancer un emprunt ouvert au grand public. Cela n'a rien de "citoyen". Quant au fond, les régions feraient bien de modérer leur propension à l'endettement. Entre 2001 et 2010, la dette de la région Pays de Loire a progressé de 208.74% ! (source Capital.fr)