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Les professionnels de santé à la rescousse du médicament générique

le Vendredi 31 Août 2012 à 22:26
Par Baptiste Schweitzer

La sanction contre une pharmacie des Deux-Sèvres accusée par la CPAM de ne pas délivrer assez de médicaments génériques relance le débat. Interrogée par France Info, la pharmacienne expliquait que les génériques n'étaient pas toujours "bons pour le  client". Faux répondent en chœur les spécialistes de la santé.

Le taux de médicaments génériques délivrés par cette pharmacie des Deux-Sèvres était anormalement bas. Moins de 50% alors que la moyenne nationale est supérieure à 70%. Conséquence, cette officine a été déconventionnée pour un mois par la sécurité sociale.

Une affaire exceptionnelle qui démontre toutefois la suspicion qui revient autours du médicament générique accusé par certains, comme la pharmacienne mise en cause, de ne pas être de bonne qualité. Des propos démentis, à la fois par la Caisse primaire d'assurance maladie et par la Fédération de syndicats pharmaceutiques. Selon Frédéric Van Roekeghem, le directeur général de la CPAM, "les pays qui utilisent les génériques, comme l'Allemagne ont des résultats de santé comparables aux notres".

"De la rumeur et du mensonge"

Cette inquiétude a été relancée en février dernier après un rapport de l'Académie nationale de médecine accusant ces médiacmaent de ne pas avoir la mêue qualié que les originaux. Une affirmation qui fait bondir Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats des pharmacies d'officine: "Cette polémique est entretenue par des gens qui ont ont intérêt à ce que les génériques ne se développent pas. Tout cela est de la rumeur et du mensonge. Chaque fois qu'il y a eu un doute, les autorités ont contrôlé et à chaque fois la conclusion a été la même : les génériques sont de même qualité."

"Des médicaments comme les autres"

Certains patients continuent pourtant de refuser les génériques. Une pharmacie des Halles à Paris refuse dans ce cas là de leur appliquer le tiers-payant.

La plupart des acteurs du monde de la santé souhaitent développer le générique pour des raisons évidentes de coût. Un générique se vend beaucoup moins cher que le médicament original et coûte donc moins cher à la Sécu et à la collectivité. Pour Catherine Sokolsky de l'UCF Que-Choisir il faut impérativement continuer à développer le générique : "Pour quelle raison devrait-on dépenser plus pour avoir la même chose ? Les médicaments génériques sont des médicaments comme les autres, ni mieux, ni pires.".

La qualité des génériques n'est pas remise en cause explique Frédéric Van Roekeghem, directeur général de la CPAM  

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Par Baptiste Schweitzer
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Je suis asmathique, un asthme fort bien traité par un médicament, l’Euphiline 300 (ou Théophylline), qui me permet de vivre une vie normale, quitte à devoir renforcer celui-ci (rarement) en cas de début de crise par de la Ventoline. Malheureusement, l’Euphiline est de plus en plus difficile à trouver en pharmacie. C’est un médicament peu onéreux, qui est de moins en moins prescrit. C’est un médicament sans brevet. Je crois qu’il en est des médicaments sans brevet comme des espèces en voie de disparition : ils risquent de s’éteindre. Que ferais-je le jour où mon pharmacien me répondra avec regrets que la Théophylline (quelque soit son dosage) n’est plus produite par aucun laboratoire ? Pourtant de tels médicaments sont propices à la réduction du déficit de l’assurance maladie. Même une incitation fiscale ne serait pas une niche fiscale, mais son inverse : l’Etat renoncerait à une taxe pour dépenser beaucoup moins. Une réflexion encore : nombre de médicaments perdent la mention ‘lundi, mardi, mercredi…’ (pratique pour éviter un éventuel surdosage) lorsqu’ils tombent dans le domaine public. Un tel changement est si contraire au bon sens que je n’y vois qu’une seule explication : valoriser les médicaments chers aux profits des médicaments peu onéreux. Une simple disposition réglementaire mettrait fin à ces abus.
Avatar de anonyme
Guy DÉRIDET (anonyme),
Les pharmaciens n'aiment pas les génériques parce qu ils gagnent moins d'argent avec. Cela va sans dire mais ça va mieux en le disant.
Avatar de anonyme
Anne HONYME (anonyme),
Personnellement,jai eu le cas ou le générique était plus cher que loriginal....C'est grave docteur???
Avatar de anonyme
CHARLEMAGNE (anonyme),
faux problème ! Les dépenses de santé excessives sont le fait de comportements individuels irresponsables ! L'assurance maladie OBLIGATOIRE implique la responsabilité de chacun. Les arrèts maladie non justifiés, les examens inutiles, les consultations d'ordre psychologiques, non médicales ne devraient plus être remboursés par la sécurité sociale. On le fait ? Chiche !
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