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Plus-values: Laurence Parisot demande le retrait du texte, pour "faire baisser le chômage"

le Mercredi 10 Octobre 2012 à 08:30
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Invitée de France Info ce mercredi matin, la présidente du Medef a commenté le communiqué commun qu'elle a signé cette nuit avec plusieurs autres représentants patronaux. Un texte dans lequel ils demandent "solennellement" aux pouvoirs publics de retirer le nouveau dispositif de taxation de ces plus-values. Selon elle, c'est "fondamental pour l'économie."

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Plus-values: Laurence Parisot demande le retrait du projet de taxation © FranceInfo

"Ce texte est très unique, ce texte est important, ce texte est décisif" a affirmé Laurence Parisot. "Il cherche à appeler l'attention de tout le gouvernement  et de l'ensemble des Français pour dire attention,  l'entrepreneuriat est gravement en danger aujourd'hui en France avec un dispositif prévu dans le projet de budget pour 2013".

La mesure qui mobilise ainsi contre elle, en plus du Medef,  les grandes entreprises de  l'Afep , les investisseurs de l'Afic,   Croissance Plus, les entrepreneurs chrétiens de l'EDC  ou encore le Réseau Entreprendre, c'est  celui de taxer les plus-values de cessions d'actions.

Et les amendements proposés par le gouvernement ne répondent pas à la situation selon Laurence Parisot qui les juge "kafkaïens" car ils "ne peuvent que compliquer la situation, qu'aboutir à provoquer des comportements d'évitement, des comportements pervers, qui ne peuvent que segmenter les entrepreneurs entre eux."

Elle demande donc le retour à "quelque chose de très simple, c'est fondamental pour l'économie. Car si vous n'avez plus d'entrepreneurs, vous n'avez plus d'entreprises, vous n'avez plus de salariés".

Alors que la France est, dit-elle, "un genou à terre", Laurence Parisot juge également insuffisante" la baisse des dépenses publiques engagées par le gouvernement: "L'effort du gouvernement n'est même pas réel. Ce n'est pas une baisse de dix milliards de dépenses publiques qui est dans le budget, c'est un ralentissement de la hausse. C'est comme si une adolescente disait, je suis en train de gagner deux kilos par an, il faut que je fasse un régime. Mais si elle continue à gagner un kilo par an, elle ne maigrit pas. Et c'est ça le budget du gouvernement".

Enin interrogée sur le projet de fusion EADS/BAE, la présidente du Medef s'est déclarée très favorable à ce projet de fusion dans le monde de l'aéronautique.

 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de liteljoe
Le travaille de laurence pariso est de veiller a ce que les grosses entreprises s'enrichissent au max et pour cela il vont pousser les salariés a bossés pour 10, alors SVP mm pariso ne parle pas de chômeur, car c'est elle qui les créer.
Avatar de anonyme
Messieurs, les PME représentent en France 90 à 95% de l'emploi. Le salaire moyen de ses dirigeants est de 5000€ pour environ 250 heures/mois. L'emploi, la valeur ajoutée, la richesse d'un pays repose sur ces gens qui ont envie d'entreprendre, de faire. Sans eux, plus de moyens pour financer la culture, la santé, l'éducation, la solidarité. Alors, oui, vous pouvez râler après certains grands groupes ou certains patrons voyous et vous avez raison. Mais ce ne sont pas eux qui font vivre le pays. Et puis, quand il s'agit d'aller au match de foot voir des salaires indécents tapper dans un ballon. On ne vous entend plus.
Avatar de anonyme
scoubidouah (anonyme),
La vache, c'est dur... D'ici à ce qu'on retrouve les patrons à faire la manche aux feux rouges... On voit ça d'ici... Et le slogan, du tonnerre : "Une petite pièce, une bonne action..."
Avatar de anonyme
michel simon (anonyme),
paroles et paroles et paroles.. jadis, le "Medef" avait demandé plus de flexibilité pour "permettre aux entreprises d'embaucher plus facilement" et de faire confiance aux patrons. De même la baisse de la tva chez les restaurateurs.. on a vu ce que cela a donné. C'est toujours dans le même sens. Nous les classes dites moyennes, on est bien obligé de passer à la caisse, et on ne menace pas de s'exiler.
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